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Kate Middleton et le Prince William : les tabloïds menacent d'être plus intrusifs, "comme avec Diana"

Frustrés de ne pas avoir été conviés à la séance photo de la famille royale au ski, les tabloïds britanniques menacent le Prince William de lui montrer "ce que veut vraiment dire l’intrusion, comme sa mère l’a enduré".

La duchesse de Cambridge, le Prince William et leurs enfants dans les Alpes françaises
La duchesse de Cambridge, le Prince William et leurs enfants dans les Alpes françaises Crédit : John Stillwell / POOL / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Les vacances à la neige de la famille royale tournent au vinaigre et pourraient bien déterrer la hache de guerre entre le prince héritier et les tabloïds du Royaume-Uni. Tout avait pourtant bien commencé. Lundi 7 mars, le palais de Kensington a publié les images officielles du prince hériter jouant dans la blanche avec son épouse Kate et leurs deux enfants. Emmitouflés dans des doudounes et coiffés de bonnets à pompon, les deux bambins découvraient les joies des sports d'hiver pour la première fois de leur vie. Un tableau idyllique assorti d'un commentaire bienveillant : "le couple espère que les gens aimeront ces photos". Tout allait pour le mieux dans le monde des Cambridge. La presse britannique se délectait de cette série de charmants clichés.

"Will le paresseux emmène sa famille skier"

Mais en y regardant de plus près, les médias du Royaume goûtent de moins en moins l'escapade alpine de William et de sa famille. En l'espace de quelques heures, la chronique du bonheur affiché par l'héritier de la couronne britannique a laissé place à l'exaspération dans les rangs de la presse britannique qui l'accuse de rechigner à assumer son rôle d'hériter du trône et de trop cultiver le secret autour de sa vie privée. 

Le quotidien The Sun a ouvert les hostilités mardi en titrant : "Will le paresseux emmène sa famille skier". D'ordinaire monarchiste, le quotidien rappelle que William a assumé seulement 122 engagements officiels en 2015. Loin des 341 obligations de sa grand-mère de 89 ans, la reine Elisabeth II. En 2016, c'est encore pire, selon le Daily Mail, lui aussi pro-Couronne, qui comptabilise seulement trois engagements officiels et rappelle que le job de pilote d'hélicoptère et d'ambulance du Prince ne l'accapare que 20 heures par semaine.

Entre William et la presse, une défiance réciproque

Les quotidiens du Royaume prennent aussi ombrage de l'incapacité du duc de Cambridge à jouer le jeu médiatique. Pour ses vacances dans les Alpes, le Prince n'a pas convié l'ensemble de la presse pour une session photo. Il s'est adressé à une agence de presse amie qui s'est ensuite chargée de redistribuer les clichés. Depuis la naissance de George, en juillet 2013, et de sa sœur Charlotte, en mai 2015, la presse a rarement eu l'occasion de les prendre en photo et doit se contenter des clichés diffusés par la famille royale. 

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Cette défiance est connue de longue date. Le Prince William tient les médias en partie responsables de la mort de sa mère Diana à Paris en 1997. Elle l'a notamment conduit à s'exiler loin de Londres et à élire domicile dans le Norfolk, où le couple princier a fait rénover la demeure campagnarde offerte par la reine pour y élever ses enfants à l'abri des regards et de l'agitation londonienne.

Lui montrer "ce que veut vraiment dire l'intrusion"

Réduits à se contenter des miettes, les tabloïds ne cachent plus leur frustration et rappellent au Prince qu'assumer les obligations publiques sont l'une des composantes de son rôle d'héritier du trône britannique. "La contrepartie de l'extraordinaire mode de vie de la famille royale est de travailler dur et d'assumer ses responsabilités envers les contribuables qui le financent", estime le Sun

S'il venait à persévérer dans sa défiance, la presse, qui s'est montrée plutôt collaborative jusqu'à présent, n'hésite pas à le menacer de changer son fusil d'épaule. "S'il continue à réécrire les règles, alors la presse finira par le faire aussi et il expérimentera, je le crains, ce que veut vraiment dire l'intrusion, comme sa mère l'a endurée", prévient dans le Daily Mail l'ancien rédacteur en chef du Daily Mirror et fervent monarchiste Piers Morgan.

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