2 min de lecture Télévision

"Touche pas à mon poste" : le CSA se saisit de l'affaire

Après la polémique entre JoeyStarr, Gilles Verdez et "Touche pas à mon poste", le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel doit statuer à propos de la gifle.

JoeyStarr et Gilles Verdez dans les coulisses de "La Nouvelle Star"
JoeyStarr et Gilles Verdez dans les coulisses de "La Nouvelle Star" Crédit : capture d'écran YouTube
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

La gifle de JoeyStarr n'intéresse pas que les réseaux sociaux. Devant l'ampleur de la polémique, aussi bien sur Internet et sur D8, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a décidé de se saisir de l'affaire. Il entend bien mettre un peu de sérieux dans cette histoire, qui commençait comme "une blague potache". Le CSA a d'ailleurs reçu près de 300 plaintes de téléspectateurs entre la soirée du 19 et du 20 avril. 

La séquence qui a interpellé de nombreux internautes et téléspectateurs fera l'objet d'un groupe de travail du gendarme de l'audiovisuel. Dans un tweet publié au lendemain de la séquence en question, le CSA écrit qu'il a "été saisi par des téléspectateurs au sujet de la séquence de #TMPM (Touche Pas à Mon Poste, ndlr), le 19/04".

Ce n'est pas la première fois que l'émission-phare de D8 présentée par Cyril Hanouna occupe les sages du CSA. Durant l'été 2015, le Conseil a mis en demeure la chaîne après la diffusion, le 11 mai 2015, d'une séquence durant laquelle Elie Semoun s'est écrié : "On va niquer les trisomiques". Ces propos ponctuaient une séquence sur des candidats trisomiques à l'Eurovision, le groupe finlandais PKN. La séquence, en plus d'inspirer un grand malaise et des rires sur le plateau, a provoqué l'ire du CSA qui "a considéré que ces propos étaient de nature à stigmatiser un groupe de personnes du fait de leur handicap et à alimenter les discriminations (...). Par ailleurs, l’animateur de l'émission n'est pas intervenu pour dénoncer, modérer ou reformuler ces propos qui ont provoqué l'hilarité chez les personnes présentes sur le plateau, ce qui caractérise un défaut de maîtrise de l'antenne constitutif d'un manquement".

Quelques mois après, le CSA a mis en garde D8 après une séquence durant laquelle Cyril Hanouna et certains de ces chroniqueurs se moquaient ouvertement d'un jeune danseur de l'Opéra de Paris à l'aide de "gros plans sur une partie de son anatomie". D8 n'avait pas d'autorisation de diffusion de ces images et le Conseil a condamné les "propos moqueurs et humiliants" pour le jeune danseur. Vincent Bolloré s'était même entretenu après le scandale avec le directeur de l'Opéra national pour lui promettre que de tels débordements ne se reproduiraient pas.

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