2 min de lecture Télévision

Isabelle Morini-Bosc : "Pas étonnant que le monde agricole ne soit pas dans son assiette"

REPLAY - France 3 diffuse ce lundi soir "Que mangeons-nous vraiment ?", une enquête sur l'évolution-dévaluation du monde agricole en 60 ans.

micro generique À la Télé ce soir Isabelle Morini-Bosc & Laurent Marsick
>
À la télé ce soir du 29 juin 2015 Crédit Image : AFP, Archives / Alain Jocard | Durée : | Date : La page de l'émission
Isabelle Morini-Bosc
Isabelle Morini-Bosc Journaliste RTL

Pas étonnant que le monde agricole batte vraiment la campagne et ne soit pas dans son assiette. Comme on ne peut pas imaginer que le monde politique ait sciemment précipité le monde rural dans le désespoir, force est de constater que les meilleures intentions du monde au départ, peuvent provoquer un désastre absolu à l'arrivée. La preuve ce soir sur France 3 avec "Que mangeons-nous vraiment?", une enquête à conseiller même aux célibataires de L'Amour est dans le pré en face sur M6. Histoire de leur "fournir" un bon résumé de l'évolution-dévaluation de leur secteur en 60 ans.

On retient en vrac la décision d'Edgard Pisani de lancer en 65 la Bretagne dans "le tout export" de cochons et volailles ou la décision des paysans français de "se mettre au tout soja" après avoir été inondés de films de propagande américains vantant les qualités miraculeuses de cette légumineuse sans voir et savoir que l'Amérique cherchait un second marché pour écouler ses excédents et "asservir" littéralement nos exploitants.

Ya-t-il des raisons d'espérer pour le monde agricole ?

Quelle tristesse de voir ce soir sur France 3 un éleveur attachant devenir la nounou de 56.000 poussins livrés pour être engraissés en batterie et en 31 jours top-chrono jusqu'à ce qu'ils atteignent 1,4 kg pile poils (pardon, pile plumes), poids exigé par des pays arabes qui préfèrent pourtant aujourd'hui les volailles brésiliennes ou polonaises, d'où une faille et des faillites. Et que dire des industriels du lait qui, fixant eux-même les prix, veulent tout de même "payer encore moins". Exemple avec les (quelques) inflammations de tétines de vache, inoffensives pour l'homme mais pratiques pour l'industrie laitière, qui inflige par principe des pénalités lui rapportant dit-on 140.000.000 d'euros par an. Ben voyons !

Ya-t-il des raisons d'espérer pour le monde agricole et donc pour le consommateur ? Oui, au nom du principe selon lequel il vaut mieux mourir debout, des éleveurs et des producteurs de fruits et légumes ont fait le pari de la qualité et du "grand air". Aucun ne le regrette. Toujours endettés mais plus heureux et moins dépressifs. Bref, à voir absolument, avec une mention pour les 3 analystes-témoins, notamment les économistes Bruno Parmentier et Marc Dufumier. Ca ne s'invente pas !

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Télévision France Télévisions France 3
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants