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Isabelle Morini-Bosc : "Comment des auteurs pourraient-ils ne pas être intéressés par l'histoire des héros du Thalys ?"

ÉDITO - Plusieurs producteurs sont déjà sur les rangs pour adopter l'histoire des héros du Thalys dont Clint Eastwood.

Les héros du Thalys intéresse énormément le petit et grand écran
Les héros du Thalys intéresse énormément le petit et grand écran
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Isabelle Morini-Bosc

C'est fait, plusieurs producteurs sont déjà sur les rangs et sur les dents pour adapter et adopter leur histoire. Clint Eastwood serait lui aussi intéressé, et c'était aussi prévisible que le fait de constater que Noël tombe le 25 décembre. Sachant que les scénaristes de polars-télé (façon Esprits criminels, New York Unité Spéciale, Bones etc.) travaillent avec des spécialistes du fait divers et des criminologues (voire des anthropologues), il était logique que cette affaire "plus forte encore que les autres" les inspire. De quoi parlons-nous ? Evidemment des nouveaux héros de l'Amérique Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sandler.

Leur particularité est un acte de bravoure: ils ont en effet neutralisé Ayoub el-Khazzani, l'homme qui s'apprêtait à commettre un carnage dans le Thalys allant d'Amsterdam à paris le 21 août dernier...Comment des auteurs pourraient-ils ne pas être intéressés ? Les 3 sont patriotes, les 3 sont beaux, les trois sont jeunes, et les 3 ont accepté de courir tous les dangers pour que des centaines de passagers n'en courent aucun. Des passagers européens qui plus est, ce qui donne aux "enfants de Roosevelt" le sentiment que, décidément, c'est toujours l'oncle Sam qui vient au secours de la vieille Europe.

Le syndrome "soldat Ryan"

Ce n'est ni critique ni cynique de le préciser, juste une constatation du syndrome "soldat Ryan", profondément ancré chez beaucoup de jeunes américains qui ne connaissent de la Seconde guerre mondiale que le film partisan de Spielberg. Et c'est un motif de fierté pour toute la nation américaine qui voit en eux les descendants du "pygargue à tête blanche", cet aigle qui fut un temps menacé d'extinction et qui a été choisi en 1782 comme "emblème national des États-Unis". Logique vu qu'il représente "dans les statuts" la force, la sagesse, la clairvoyance, la lucidité, la rapidité, l'habileté (il faut le voir fondre sur les proies). Oui, pour les "ricains", nos trois héros sont bien des pygargues (on évitera la précision "à tête blanche" pour éviter toute ambiguïté !). C'est comme ça qu''ils sont perçus, c'est pour ça qu'ils ont déjà fait l'objet de dizaines de documentaires, de centaines de reportages, c'est en ça qu'ils sont les héros parfaits de fictions à venir, sur petit comme sur grand écran.

Et l'amour que tout un peuple leur porte est renforcé par le nouvel acte de courage de Spencer Stone, poignardé dans la nuit de mercredi à jeudi pour s'être interposé entre deux groupes fortement alcoolisés à la sortie d'un bar de Sacramento, sa ville natale. S'il est encore trop tôt pour que toute la lumière soit faite sur une affaire "sombre" à tous les sens du terme, il se murmure que le soldat Spencer serait cette fois intervenu pour secourir une jeune femme importunée. De quoi achever le socle de sa future statue ! Comme l'a écrit (en termes plus sobres) son copain Alek, qui a lui accepté de participer au "Danse avec les stars yankee". Comme il a l'âge des rêves et des défis, ne l'accusons pas d'avoir fait...un "faux pas".

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