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EN IMAGES - Charlie Hebdo : deux ans après, le journal satirique a conservé son ADN

EN IMAGES - Le 7 janvier, la rédaction de Charlie Hebdo était décimée en son cœur, avec le meurtre de certaines de ses grandes figures. Mais ses publications des deux dernières années démontrent que le journal a su préserver sa signature grinçante et subversive.

En deux ans, de nombreux dessins de Charlie Hebdo ont défrayé la chronique Crédits : RTL / montage depuis Twitter | Date : 05/01/2017
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En deux ans, de nombreux dessins de Charlie Hebdo ont défrayé la chronique Crédits : RTL / montage depuis Twitter | Date : 05/01/2017
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Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
Journaliste

Le 7 janvier 2015, la rédaction de Charlie Hebdo était décimée en son cœur, avec le meurtre, par deux terroristes, de certaines de ses grandes figures. Mais ses publications des deux dernières années démontrent que le journal a su préserver sa signature grinçante et subversive. Unes acerbes, esquisses percutantes... Le journal satirique poursuit son travail, singulier, au risque de déranger. En deux ans, "Charlie" s'est attiré les foudres de plusieurs communautés et pays, en s'autorisant des publications choc qui replacent au centre le débat du "peut-on rire de tout ?".

Le 13 janvier, moins d'une semaine après le carnage perpétré au sein de leur rédaction, les "survivants" de Charlie Hebdo dévoilaient la Une du nouveau numéro. Plus que jamais voué à faire parler de lui, le journal représentait le prophète Mahomet, une larme à l’œil, tenant une pancarte "Je suis Charlie", sous le titre "Tout est pardonné". Le dessin, signé Luz, montrait qu'une fois de plus, Charlie, qualifié alors comme "ennemi de l'humanité" par les talibans afghans, ne s'assagirait pas et s'obstinerait à représenter le prophète, envers et contre toutes les attaques.

La religion largement ciblée

Depuis, les dessins chocs qui constituent son ADN n'ont pas disparu du journal. Deux mois après "Tout est pardonné", Charlie Hebdo publiait une édition illustrant en Une le couple exécutif d'alors, François Hollande et Manuel Valls, à deux doigts du crash... Allusion cinglante aux crashs des hélicoptères de l'émission de télé-réalité Dropped survenue quelques jours plus tôt. Puis la fin de l'année 2015 est arrivée avec son lot de terreur sur Paris et la France. Le journal titrait alors "Ils ont les armes, on les emmerde on a le champagne", dans un dessin plus "doux" qu'en d'autres occasion, mais laissant toutefois transparaître les blessures des balles sur le personnage illustré. 

En janvier 2016, un an après l'attaque qui l'a ciblé, "Charlie" a publié une sous le titre, "Un an après, l'assassin court toujours". Le dessin, signé Riss, présente un Dieu barbu avec du sang sur les mains et une kalachnikov dans le dos. Là encore, la rédaction a été critiquée pour avoir placé la religion au cœur des responsabilités dans les attaques, tandis que cela dédouanait, selon certains, les terroristes, bel et bien humains. Mais Charlie Hebdo a fait fi des critiques et récidivé en mars 2016 : huit jours après les attaques perpétrées à Bruxelles, son équipe a défrayé une nouvelle fois la chronique en postant un dessin vivement critiqué, représentant le chanteur belge Stromae au milieu de corps démembrés, avec pour titre Papa où t'es ? en écho à l'une des chansons de l'artiste.

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La fin d'année 2016 s'est conclue par une vague d'indignations à l'égard de Charlie Hebdo, en Italie d'abord, dont une région fut touchée par un grave séisme en septembre, tourné en dérision par le journal, puis en Russie, plus récemment, tandis que des dessins publiés en décembre ironisaient sur le crash d'un avion militaire russe qui transportait notamment les Chœurs de l'Armée rouge. En deux ans, Charlie Hebdo a préservé son coup de crayon, loin de plaire au plus grand nombre, mais indéniablement fidèle à son identité.

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