2 min de lecture Mort de Johnny Hallyday

DIAPORAMA - Comment Johnny Hallyday s'est retrouvé pilote sur le Dakar 2002

Passionné de vitesse, le rockeur avait participé au plus célèbre des rallyes-raids derrière le volant, terminé à la 49e place de la course. André Dessoude livre ses anecdotes.

28 décembre 2001 : Johnny, son copilote René Metge et le directeur du Dakar Hubert Auriol avant le départ
Crédit Image : PATRICK HERTZOG / AFP
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À l'époque, le Dakar partait de France et se terminait dans la capitale sénégalaise. Il y a 15 ans, du 28 décembre 2001 au 16 janvier 2002, le plus célèbre des rallyes-raids avait accueilli une personnalité de marque, Johnny Hallyday

Non pas en tant que copilote pour faire la star et de la figuration durant quelques jours. Non, derrière le volant, comme un concurrent lambda, avec l'ambition d'aller au bout. Mission accomplie avec une 49e place sur 52 à l'arrivée.

Comment "l'idole des jeunes" a-t-elle réussi à réaliser son rêve ? "Ça c'est fait au moment du rallye du Maroc, raconte André Dessoude, à l'époque directeur de l'écurie Nissan-Dessoude. J'étais à Ouarzazate et on me dit dans le bivouac que Johnny Hallyday me cherche. Je n'y crois pas une seconde, je me dit 'qu'est-ce qui se passe ?'. 

Et de poursuivre : "Et je vois Johnny arriver avec deux bouteilles de Champagne. C'était le 22 mai. Je suis du 22 mai. Il avait appris que c'était mon anniversaire. Donc, il me fait 'bon anniversaire André'. Je lui dit 'il faut que tu m'expliques'. Il me dit 'on boit un coup, je t'expliquerai après'".

"Un très bon pilote", selon André Dessoude

Ce que le chanteur veut, c'est donc participer au Dakar sept mois plus tard. Il vient de s'acheter une Ferrari, est allé voir Jean Todt, le Français patron de l'écurie de F1 éponyme, lui a fait part de son envie. Ce dernier lui conseille de se diriger vers Dessoude. 

"Et comme il savait que j'étais sur le rallye du Maroc, il est venu me voir et voilà comment ça a commencé ensemble". Sur ce, Dessoude décide de contacter René Metge, triple vainqueur du Dakar dans les années 1980, pour qu'il soit le copilote de Johnny.

On ne l'a pas pris pour une vedette, on l'a pris pour un concurrent parmi les autres

André Desssoude
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Le chanteur, alors âgé de 58 ans, se rode sur le rallye de Tunisie puis effectue une séance d'essai d'une semaine "pour le former à la voiture. Et après, on a fait le Dakar et là ça a été un très très grand moment, se souvient Dessoude (...). La traversée de la France, ça a été quelque chose". 

La suite, en Afrique, se passe dans un anonymat plus relatif. "On ne l'a pas pris pour une vedette, on l'a pris pour un concurrent parmi les autres. Il faisait la queue à la nourriture le soir comme tout le monde avec son plateau, il ne se distinguait pas des autres et n'en n'avait pas envie du tout".

"On a vécu des choses formidables, conclut Dessoude. Le jour de repos, quand Jean Reno est venu le rejoindre, ça a été une soirée formidable". Et sur les pistes, Johnny se révèle être "un très bon pilote. Il avait déjà fait un peu de compétition (...) Il roulait à son rythme. Il a été au bout du rallye, ça a été magnifique". 

Quelque jours plus tard, Johnny invitera toute l'équipe Nissan-Dessoude dans son restaurant parisien, avec en surprise un concert privé.

Comment Johnny Hallyday s'est retrouvé pilote sur le Dakar 2002 ? Le récit d'André Desssoude
Crédit Média : Frédéric Veille
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