1 min de lecture Mohamed Merah

Affaire Merah : Manuel Valls évoque une "faute" de la DCRI

"Il y a une faille, une erreur et une faute". Cette petite phrase de Manuel Valls sur la gestion de l'affaire Merah ne passe pas inaperçue. Le Ministre de l'Intérieur évoque une faute de la DCRI (le Renseignement Intérieur) dans la surveillance du tueur au scooter, dans un documenataire diffusé mercredi prochain sur France 3.

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La rédaction numérique de RTL

Dysfonctionnement entre renseignement local et central
Manuel Valls a évoqué une "faute" de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans la surveillance de Mohamed Merah, au cours de l'émission "Pièces à conviction" qui sera diffusée mercredi soir sur France 3 dans le cadre d'une soirée spéciale consacrée à l'affaire Merah.

"Sur la connaissance de l'individu Merah, incontestablement l'analyse de la DCRI n'était pas la même que ceux qui le connaissaient. Et là, incontestablement, il y a une faille, une erreur et une faute", a affirmé le ministre de l'Intérieur. "Ce que démontre  Merah, c'est qu'il faut revoir notre fonctionnement, à la fois le lien entre le renseignement local, à Toulouse et de manière générale, et Paris. Là, il y a eu des dysfonctionnements entre le local et le central", a affirmé M. Valls.

Les Américains auraient pu donner des indications
Le ministre était interrogé sur le "grave décalage entre Toulouse et Paris au sein même de la DCRI, Toulouse estimant Merah 'dangereux' mais pas Paris".
  
"Au niveau local, il faut aussi voir comment les différents services de renseignements travaillent avec la police, la gendarmerie et la police", a proposé le ministre qui a également évoqué des "dysfonctionnements entre la DCRI et les services extérieurs" et dans "le lien avec les services américains" qui, "s'ils avaient été interrogés avant, auraient pu donner des indications".

La mère d'une victime pointe la famille de Merah

Latifa Ibn Ziaten, la mère de la première victime de Mohamed Merah, a refusé vendredi soir de mettre en cause les autorités, estimant en revanche que la famille du "tueur au scooter" n'avait "rien fait" pour prévenir ses actes. "Je ne peux pas dire que les policiers ou les autorités n'ont pas fait leur travail", a déclaré la mère d'Imad Ibn Ziaten lors d'un débat organisé dans les locaux de l'association Zy'Va, à Nanterre.
  
Mohamed Merah a tué trois parachutistes les 11 et 15 mars 2012 à Toulouse et Montauban, puis trois enfants et un père de famille juifs le 19 mars à l'école Ozar Hatorah de Toulouse, avant de tomber sous les balles du Raid le 22 mars.

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