5 min de lecture Rock en Seine

Rock en Seine : Phoenix est roi en son domaine

Grâce à un show dynamique et bien calibré, le groupe versaillais a conquis le cœur des festivaliers et régné en maître sur cette deuxième journée.

Thomas Mars chanteur du groupe Phoenix
Thomas Mars chanteur du groupe Phoenix Crédit : Damien Rigondeaud
Assma Maad et Cécile De Sèze

«On est chez nous ici». A Rock à Seine, Phoenix joue à domicile. Tête d'affiche de ce samedi, le groupe français, dont le succès mondial ne cesse de croitre, est en réalité originaire de Versailles. Une dizaine de kilomètres seulement séparent le ville au domaine de Saint-Cloud. «Ce concert est d'autant plus particulier que ça faisait longtemps qu'on attendait ça», confie à RTL.fr Christian Mazzalai, guitariste et co-fondateur du groupe. Chez les festivaliers, l'attente était également perceptible. La journée, une multitude de t-shirts floqués au nom du groupe ont défilé sur les pelouses du parc.

Le guitariste du groupe Phoenix
Le guitariste du groupe Phoenix Crédit : Damien Rigondeaud

La pendule indique 23 heures lorsque les premières notes d'Entertainment, le titre-phare du dernier allbum de Phoenix, raisonnent sur la grande scène.

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Pendant plus d'une heure, le quatuor déroule ses ritournelles pop rock avec une aisance insolente. Écrans lumineux, vidéos hypnotisantes, ou confettis, le groupe ne lésine pas sur les moyens. Fidèle à son habitude, le leader Thomas Mars s'aventure plusieurs fois dans le public, allant même jusqu'à le traverser dans sa largeur pendant le final. De Litstztomania à If I ever feel better en passant par Consolations Prizes, Phoenix fait taire les derniers indécis. Les princes de Versailles ont conquis Saint-Cloud.

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Le retour triomphal de Nine Inch Nails

A l'univers musical diamétralement opposé, Nine Inch Nails a également frappé un grand coup. Formation emblématique du rock industriel des années 90, NIN n'est pas une formation comme les autres. Elle est déjà culte, hissée au rang des groupes qui peuvent se targuer d'avoir marqué l'histoire de la musique. Hors de question pour les festivaliers de manquer le show du groupe mené par le surdoué Trent Reznor (par ailleurs auréolé d'un oscar pour la BO de The Social Network). Nine Inch Nails n'a pas failli à sa réputation ce samedi.

Nine Inch Nails
Nine Inch Nails Crédit : Damien Rigondeaud

Sur scène les effets et vidéos sont prodigieux, parfois déroutants. Ils accompagnent cette musique si singulière, qui puise ses influences dans la synthpop comme dans le métal. Trent Reznor n'étonne pas, il captive. Il est cette bête sur scène, nerveuse, sensuelle et charismatique, capable d'hurler à la mort avant de chuchoter aux oreilles du public. L'un des plus célèbres titres du groupe, Hurt (qui sera brillamment repris par Johnny Cash), installe définitivement ce concert parmi les meilleures performances du festival.

La France brillamment représentée par ses plus jeunes

«La Femme c'est une lame de fond qui ravage tout sur son passage». Pour présenter son groupe, Marlon Magnée plaisante et s'agite à tout-va, à l'image du collectif français qui fait de plus en plus tourner les têtes. "En fait c'est un groupe de rock cool qui sort un peu du lot avec sa propre énergie, son propre univers et surtout son propre son", confie-t-elle à RTL.fr.
Difficile de définir la musique de ce groupe né en 2010, tant ses jeunes membres piochent autant dans la New Wave que dans les compositions de Serge Gainsbourg et Françoise Hardy. Sur la scène de la Cascade, c'est une foule déjà conquise qui prend place. Le show se révèle être un charivari exquis. Le groupe danse, surfe (littéralement) avec une planche sur la foule. En face, le public crie, danse et se lâche, bref "La Femme t'a donné du plaisir !"

Clémence Quélennec la chanteuse de La Femme
Clémence Quélennec la chanteuse de La Femme Crédit : Damien Rigondeaud

Pendant que Phoenix faisait trembler la pelouse de la grande scène, ailleurs, la nuit était fauve. A l'instar de La femme, le groupe Fauve a bénéficié d'un incroyable bouche à oreille, auxquels les réseaux sociaux ont contribué. Peu avant le début, la foule s'est amassée par millier devant la plus petite scène du festival, hélas insuffisamment large pour permettre une bonne visibilité à tous . Sur scène le groupe fait le show au plus grand bonheur de ses fans, et n'hésite pas à taquiner le public. "On est à Rock en Seine quoi. Comme quoi on bitche sur Paris, mais il y a quand même des choses bien", plaisante le groupe. Avec La femme, Fauve a effectué une démonstration de force prouvant aux organisateurs que dans l'avenir, il faudra sans doute envisager de les programmer sur de plus grands espaces.

Soul en Seine

Une casquette rouge posée sur la tête, Patrice a marqué les esprits ce samedi. Fidèle à lui même, le chanteur allemand originaire de Sierra Leone, a fourni une prestation des plus dynamiques. Mêlant habilement des influences reggae, soul et rock, il a  joué certains titres inédits prévus sur son prochain album The Rising Of The Son, aux côtés de ces classiques Soulstorm ou Sunshine. Ses improvisations et son énergie contaminante ont instauré une atmosphère joyeuse et bon enfant. «Vivons l'instant présent. Hier appartenait au passé, et demain appartient au futur » scandait-il avant d'escalader les grilles pour se rapprocher du public.

Imaginez que vous goûtez quelque chose de bon, vous dites alors, hum...voilà

Laura Mvula
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Sur scène, l'anglaise Laura Mvula voit les choses en grand. Il ne s'agit pourtant pas, ni de ses immenses boucles d'oreille créoles, ni de ses talons vertigineux, mais des huit musiciens qui accompagnaient l'artiste britannique ce samedi. La chanteuse auteur d'un formidable premier album en juin, Sing to the moon, a distillé ses titres soul et jazzy au fil des histoires de sa vie. Le public berce dans son univers, touché par une révélation à la voix de velours, qui manie aussi bien l'humour que son micro. «Beaucoup de gens ont du mal à prononcer mon nom de famille Mvula. Alors imaginez que vous goûtez quelque chose de bon, vous dites alors, hum...voilà », s'amuse-t-elle.

Voyage aux USA avec Valérie June

A la tombée de la nuit, c'est la voix d'une autre diva soul qui raisonne sur la même scène Pression Live. Celle de la fantastique Valérie June. Originaire du Tennessee, la chanteuse aux longs dreadlocks invite la foule à effectuer un road-trip dans ce sud de l'Amérique nourri au blues et au gospel. Seule sur scène, l’américaine accompagnée d'une simple guitare semi-acoustique (et parfois au banjo) joue les titres de son premier album Pushin'against the stone publié au printemps.
Dimanche, la 11ème édition de Rock en Seine fermera définitivement ses portes. Avant le dernier adieu, les festivaliers pourront assister au concerts de Skip The Use, The Bloody Beetroots, et de la tête d'affiche System of a down.

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2013-08-25 08:58:00
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