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La Saga des Beatles (1ère partie) - chapitre 2

LA SAGA DES BEATLES DANS SON INTÉGRALITÉ (1ère partie - chapitre 2).

En 1964, les Beatles décident se s’exporter. D’abord à Paris à l'Olympia, où, à partir du 16 janvier, ils sont en première partie du spectacle dont Trini Lopez et Sylvie Vartan sont les vedettes. Malgré leur fantastique succès, ils ne se projettent pas dans l'avenir. Ecoutons Paul et George.

"On n'avait jamais connu dans le rock 'n' roll quelque chose qui durait plus de deux ans. On pensait que ce serait pareil pour nous.
- Je me rappelle que je me disais : ça y est, on a réussi. Mais je ne pensais pas à l'avenir. Rendez-vous la semaine prochaine pour 64, 65 et 66."

Les Beatles partent ensuite pour leur première tournée américaine. Ils jouent au Coliseum de Washington, à Miami et au Carnegie Hall à New York, où les places s’arrachent au marché noir jusqu’à cent dollars, le tout au milieu des pires bousculades. A trois reprises, ils participent au célèbre show télévisé de Ed Sullivan, qui présente ses invités devant une foule en délire.

A leur retour des Etats-Unis, des milliers de fans attendent les Beatles à l’aéroport de Londres. En mars 1964, sous la direction de Richard Lester, ils entament le tournage du film “A hard day’s night”.
Cette comédie raconte trois jours dans leur vie et surtout l'hystérie collective qu'ils provoquent partout où ils passent. On les voit jouer à la télévision, on les suit dans la rue, dans un club, dans le train, en répétitions et en concerts, accompagnés du grand-père de Paul qui sème une joyeuse pagaille. C'est à cette occasion que George fait la connaissance de Patti Boyd. Elle fait partie des écolières que l'on voit à bord du train que les Beatles ont emprunté.
Paul et John évoquent quelques souvenirs de cette époque.

"En tant que groupe de rock, on savait qu'on pouvait faire du cinéma. On avait envie de tourner un film, mais un bon film.
- D'un côté, j'écrivais des livres, des histoires drôles, et de l'autre, je n'arrêtais pas de composer des chansons d'amour avec Paul, l'une après l'autre. On a voulu changer.
- On s'en est souvent remis à Ringo pour les titres, car il a un don pour les gaffes et les maladresses de langage et c'est parfois génial. Quelqu'un lui avait dit : 'Tu as l'air fatigué aujourd'hui.' Il a répondu : 'Oui, j'ai eu une dure journée cette nuit'. Et on a tous dit : 'Hard day's night', c'est génial !"

Le 45-tours “Can’t buy me love” paraît le 20 mars 1964. Trois jours plus tard, on peut trouver en librairie le premier livre de John Lennon : “In his own write”, dont le titre français est “En flagrant délire".
Incarnée par les Beatles, la “British Invasion” déferle sur les Etats-Unis. Le 31 mars 64, les cinq premiers 45-tours du “Hot 100” du Billboard sont “Can’t buy me love”, “Twist and shout”, “She loves you”, “I want to hold your hand” et “Please please me”. Et ce n'est pas tout : il y a encore cinq autres titres des Beatles dans ce classement. George Martin à son tour évoque l'expérience "A hard day's night".

"'A hard day's night' a été mon premier gros succès. J'avais eu la chance d'avoir un metteur en scène qui était musicien, Dick Lester, qui était un bon pianiste. Nous avons enregistré les chansons du film comme les autres et Dick a également utilisé des titres que j'avais déjà enregistrés. Par exemple, 'Can't buy me love' avait déjà été enregistrée."

Les bases de "Can't buy me love" avaient été enregistrées à Paris, aux Studios Pathé-Marconi, le 29 janvier 1964, après leur série de concerts à l'Olympia. En juin 64, profitant du succès des Fab Four, Polydor publie “THE BEATLES FIRST”, un album enregistré en 1961 avec Tony Sheridan.
Le 3 juin, Ringo est hospitalisé pour surmenage pendant dix jours. Il est remplacé par Jimmy Nicol pour les concerts de Copenhague, Amsterdam, Hong Kong et Sydney. Ringo les rejoindra à l’aéroport d’Adélaïde, dans le sud de l’Australie, où les Beatles reçoivent l’accueil le plus triomphal de toute leur carrière : trois cent mille personnes les attendent à leur arrivée. Bien des années plus tard, Ringo, George Martin et George Harrison se rappelleront cette période.

"Même si on pensait qu'on était arrivés, qu'on avait conquis tous ces pays, qu'on vendait des tas de disques et que tout le monde nous aimait, on ne cherchait pas à savoir si ça allait s'arrêter le lendemain ou si ça durerait toujours. Je n'ai jamais pensé à ça. C'était comme ça, c'est tout, je ne pensais pas à l'avenir. On était dans cette aventure, on avait tout juste vingt ans et on faisait avec.
- A l'époque, ils ne s'intéressaient pas encore à la production comme ils le feront plus tard. Ils n'avaient pas le temps. Ils arrivaient en studio, ils enregistraient les morceaux et ils nous laissaient le travail. Ils étaient très occupés toutes ces premières années.
- Si on regarde notre emploi du temps à cette époque, on faisait une tournée anglaise, une tournée en Europe, une tournée américaine, deux albums, quatre maxis, trois singles et un film, tout cela en une année. Comment est-ce possible ?"
L’album “A HARD DAY’S NIGHT" paraît le 8 juillet 1964. La première du film qui porte le même titre, rebaptisé en français "Quatre garçons dans le vent", a lieu deux jours plus tard à Liverpool.

Le 27 novembre 1964, les Beatles publient leur huitième 45-tours : “I feel fine”. L’album “BEATLES FOR SALE” paraît quelques jours plus tard. C'est une nouvelle étape dans leur carrière, un nouveau degré qu'ils viennent de franchir, comme l'expliquent George Harrison et Paul McCartney.

"On était toujours un peu nerveux avant chaque nouvelle étape, mais on était confiants, parce qu'on était soudés, tous les quatre, on partageait cette expérience.
- Musicalement, on apprenait beaucoup, c'est là qu'on a appris beaucoup de choses sur les arrangements, etcetera. Quand on y pense, ça allait très vite en studio, on enregistrait deux chansons en trois heures !"

Très vite, les quatre musiciens vont vouloir s'investir davantage dans le travail de production. A ce sujet, écoutons d'abord George Martin, puis Ringo et George Harrison.

"C'est seulement au bout d'un an qu'ils ont commencé à s'intéresser vraiment aux techniques de studio. Ils voulaient toujours le meilleur, alors on faisait une première prise, ils l'écoutaient, puis ils faisaient deux ou trois autres prises pour trouver la bonne.
- Les répétitions continuaient au studio car parfois les chansons n'étaient pas terminées. L'idée était là, la première strophe ou le refrain, mais ça pouvait changer en cours d'enregistrement.
- Des titres comme 'Honey don't' et 'Everybody's trying to be my baby', on les avait joués tellement souvent qu'il fallait simplement ajuster le son, mais des chansons comme 'Baby's in black', il fallait les apprendre et les répéter. Et à cette époque, on a commencé à faire un peu d'overdubs avec un magnétophone quatre pistes."

Un des grands talents que Paul McCartney et John Lennon avaient en commun, c'était de savoir intégrer dans leurs chansons des épisodes de la vie de tous les jours ou des expressions familières. Ils avaient l'oreille qui captait les mots et les phrases qui sonnent, et ils étaient incroyablement doués pour composer des mélodies accrocheuses. C'est sans doute pour cela que toutes ces chansons continuent de vivre.
Paul McCartney.

"J'allais chez John à Weybridge pour écrire des chansons et à cette époque, on m'avait retiré mon permis de conduire pour excès de vitesse et j'avais dû embaucher un chauffeur. On discutait pendant le trajet et je lui ai demandé comment ça allait, s'il avait beaucoup de travail. Et il m'a dit : 'Oui, je travaille 8 jours par semaine', 'Eight days a week'. Quand je suis arrivé chez John, je lui ai dit : 'J'ai un titre, 'Eight days a week', et on a écrit la chanson."

A ce moment, le fan-club des Beatles compte soixante-cinq mille membres en Angleterre, et Ringo tient à les remercier pour leur fidélité.

"Je voudrais juste dire un grand merci à tous nos fans, car c’est eux qui nous ont faits. Sans eux, nous ne serions rien. On est tous d’accord là-dessus : on les aime autant qu’ils nous aiment."

Le 11 février 65, Ringo épouse Maureen Cox, alors qu’on se bat pour acheter des parts de la Northern Songs Ltd, la société qui édite les chansons des Beatles et qui vient d’être nationalisée. Leur neuvième 45-tours, “Ticket to ride”, sort le 9 avril.
Paul McCartney.

"Je crois que 'Ticket to ride', c'est John qui l'a écrite en grande partie. On travaillait presque toujours comme ça, à partir d'une idée personnelle. Le premier disait : 'Ticket to ride', je crois que ça serait bien. Et l'autre disait : d'accord, c'est ce qu'on va écrire aujourd'hui.'"

Le 12 juin 1965, John, Paul, George et Ringo reçoivent l’avis officiel de leur nomination comme Membres de l’Empire Britannique. Cela ne fait pas l’unanimité, surtout parmi les dignitaires du pays qui portent cette décoration : trois d’entre eux décident de la renvoyer à la Reine.
John publie un deuxième livre : “A spaniard in his works” et les Beatles terminent une courte tournée européenne qui est passée par Paris, Lyon et Nice. Le 6 août 65 marque la sortie d'un single, d'un album et d'un film qui portent le même titre : "HELP".
Paul McCartney.

"Le tournage de 'Help!' a été super. C'est un joli film, un film drôle, un film d'époque maintenant ! On ne s'est pas pris au sérieux. On s'est bien amusés dans la neige. Les scènes à la neige, c'est parce que tout le monde voulait des vacances, tout le monde en avait assez de travailler."

On trouve sur l'album "Help!", une des plus belles ballades de Paul McCartney, "Yesterday". Le producteur George Martin nous en parle.

"Je me rappelle quand Paul m'a joué 'Yesterday'. Il l'appelait 'Scrambled eggs' ! Œufs brouillés ! C'est seulement quand il trouvé les paroles qu'on l'a enregistrée. Il s'est assis sur un tabouret très haut et il a chanté."

"Yesterday" reste sans doute une des plus grandes réussites de Paul McCartney. C'est un titre qui a été repris par près de mille huit cents artistes différents dans le monde entier.
C'est déjà la fin de la deuxième heure de cette première Saga consacrée aux Beatles. La troisième heure débutera dans quelques instants avec l'évocation de l'album "Rubber Soul".

Le 3 décembre 1965, les Beatles publient à la fois l'album “RUBBER SOUL” et le single “Day tripper”. Ce titre provient des mêmes sessions, mais il ne figure pas sur l'album. "Rubber Soul" montre des influences folk-rock, des références à Bob Dylan et aux Byrds. Les Beatles ont encore franchi un pallier. Ils se rapprochent du psychédélisme.
Paul McCartney, John Lennon et George Harrison parlent de l'évolution de leur travail.

"Nous avons toujours voulu que chaque enregistrement ait un son différent. On ne voulait pas de la seule étiquette 'Mersey Beat'.
- Pour 'Rubber Soul', nous avions l'expérience du studio. Nous avions aussi progressé musicalement, mais surtout, on savait ce qu'on pouvait faire en studio.
- On était bien au point, tous ensemble. On savait sans doute qu'on était en train de faire un bon album."

Dans le film "Help!", on peut voir et entendre des musiciens indiens jouer dans un restaurant. Pendant le tournage, George Harrison s'était amusé avec leur sitar. Peu de temps après, il avait découvert la musique de Ravi Shankar pour laquelle il s'était pris de passion. Il avait aussitôt décidé de s'acheter un sitar bon marché chez India Craft, à Londres, un instrument qui fait son apparition sur l'album "Rubber Soul". Ecoutons George Harrison :

"Quand on a travaillé sur 'Norwegian wood', on s'est aperçu qu'il manquait quelque chose. Alors j'ai pris mon sitar, j'ai trouvé les bonnes notes et ça collait parfaitement."

La troisième tournée américaine des Beatles débute le 15 août 1965 à New York. Devant les cinquante-cinq mille six cents spectateurs du Shea Stadium, ils jouent douze chansons en trente minutes ! Il est difficile d’être plus expéditif. Mais il faut dire qu'on est alors en pleine "Beatlemania". Il y a des cris, des hurlements, des pleurs, des évanouissements. Sur les images des films tournés à l'époque, on peut même voir les policiers chargés de la sécurité se boucher les oreilles tellement le vacarme est assourdissant lorsque les quatre Beatles font leur apparition. Le bruit est tel que personne n'entend rien. Même les musiciens ne s'entendent pas jouer !

La venue des Beatles au Shea Stadium a montré que les grands concerts en plein air sont possibles et surtout rentables. Ils y reviennent huit jours plus tard, le 23 août 65. Le record d'affluence qu'ils ont établi avec près de cionquante-six mille spectateurs tiendra jusqu'en 1971, date à laquelle il sera battu par le groupe Grand Funk Railroad.
La tournée américaine des Beatles se poursuit. Le 29 et le 30 août, ils sont à l'Hollywood Bowl. L'endroit ne peut accueillir que dix-sept mille spectateurs, mais l'ambiance est la même qu'au Shea Stadium quelques jours plus tôt. Et là encore, les débordements de la foule en délire étouffent toute velléité musicale.

Les Beatles entament alors une nouvelle tournée anglaise. Le 21 janvier 1966, George Harrison épouse Patti Boyd. Paul demeure le seul célibataire du groupe, à moins que son mariage n’ait été tenu secret, comme celui de John à l'époque.

"Non, je ne suis vraiment pas marié. Qu’est-ce que je pourrais rajouter … Non. Définitivement non. Même pas fiancé. Rien. J’ai une petite amie, et c’est tout."

Dans la discographie des Beatles, "Rubber Soul" garde une place importante, et d'abord pour ceux qui l'ont réalisé. De plus en plus, les quatre musiciens essaient de sortir du format du groupe de rock classique – deux guitares, une basse et une batterie -, car il trouvent cette formule trop limitative. A ce sujet, nous écoutons George Martin et John Lennon.

"Ils s'intéressaient de plus en plus à des sons inhabituels. Ils essayaient de nouveaux instruments et ils me demandaient toujours : 'Tu aurais une idée pour ça ?'
- On demandait : 'Est-ce qu'on ne pourrait pas ceci ou cela ?' Et il disait : 'Ecoutez, j'ai pensé à ça cet après-midi.' Et on disait : 'Génial !'
- 'Rubber Soul' montrait bien l'évolution des choses. C'est un de mes albums préférés. Je pense que c'est un grand album."

Le 4 mars 1966, l’Evening Standard publie une interview dans laquelle John Lennon déclare : “Le christianisme s’en ira, se dissipera, rétrécira. Il n’y a pas de doute. J’ai raison et cela sera prouvé. Nous sommes plus célèbres que Jésus maintenant. Je ne sais pas lequel disparaîtra le premier : le rock & roll ou le christianisme”.
Cette déclaration maladroite enflammera des passions qui ne s’apaiseront que lorsque John s’excusera publiquement en disant “qu’il aurait mieux fait de la fermer”. Entre-temps, les Beatles reçoivent des menaces de mort, on détruit leurs disques et on brûle leurs portraits en pleine rue.

En juin 1966, après la sortie du single “Paperback writer”, un nouveau scandale éclate à propos d'une compilation publiée aux Etats-Unis, “YESTERDAY AND TODAY”. Sur la pochette, les Beatles sont vêtus de tabliers de bouchers et ils tiennent en main des morceaux de poupées maculés de sauce tomate. Cette pochette originale, qui sera très vite remplacée par une autre, moins agressive, est devenue depuis un collector très recherché.

Le 4 juillet 1966, les Beatles jouent devant cent mille personnes à Manille, aux Philippines. Ils garderont un très mauvais souvenir de ce séjour. En effet, ils seront reconduits à la frontière rapidement et sans ménagement, après avoir refusé une invitation d'Imelda Marcos, l'épouse du président-dictateur Ferdinand Marcos.

Après leur séjour écourté aux Philippines, les Beatles sont de retour à Londres le 5 août pour la sortie de l'album “REVOLVER” et du 45-tours “Eleanor Rigby”. George Harrison et Ringo Starr n'ont pas oublié les séances d'enregistrement de cette époque.

"Je ne vois pas beaucoup de différences entre 'Rubber Soul' et 'Revolver'. Pour moi, ça pourrait être le Volume 1 et le Volume 2. Tous les deux m'ont procuré beaucoup de plaisir.
- C'était plus intéressant en studio, à partir de 'Rubber Soul' et 'Revolver'. On expérimentait des choses nouvelles, les chansons étaient meilleures. C'était la direction qu'on prenait."

Le dialogue entre le producteur George Martin et les Beatles est constant. Ils veulent s'investir dans la production, mais ils veulent aussi continuer à apprendre auprès de celui qui a une meilleure formation et une plus grande expérience qu'eux. Ecoutons d'abord George Martin, puis John Lennon.

"Ils commençaient de plus en plus à imposer leurs idées en studio, ils me disaient ce qu'ils voulaient et ils demandaient toujours de nouvelles idées.
- Il disait ce genre de choses : 'Avez-vous déjà entendu un hautbois ?' Non, qu'est-ce que c'est. C'est ça. C'était bien. On a progressé ensemble."

Les Beatles sont constamment à la recherche des nouvelles techniques qui leur permettront de mieux exprimer leurs idées. Et parfois, c'est le hasard qui vient à leur secours. A ce propos, Paul, John et Ringo racontent un épisode révélateur.

"Un jour, le technicien avait mis une bande à l'envers et il a lancé le magnéto.
- C'est le premier disque avec de la musique à l'envers, avant Hendrix, avant les Who.
- Musicalement, je sentais que nous progressions par bonds. Certaines chansons sur 'Rubber Soul' et 'Revolver' sont superbes."

C'est également à l'époque de "Rubber Soul" et de "Revolver" que George Harrison développe ses talents d'auteur-compositeur.

"Je composais davantage et quelques titres finissaient sur les albums. C'était bien. Et ça collait bien avec le reste, ce n'était pas simplement pour me faire une petite place."

L'album "Revolver" se termine avec "Tomorrow never knows", un titre caractérisé par des ambiances extrême-orientales et par un texte de John Lennon qui sort de l'ordinaire. Nous allons entendre John, mais d'abord, écoutons George Martin.

"C'est sur 'Revolver' bien sûr que l'on trouve 'Tomorrow never knows', qui a été une grande innovation.
- J'étais dans ma période 'Livre des Morts" tibétain. J'ai pris un titre au hasard, 'Tomorrow never knows', 'Demain ne sait jamais', un autre charabia de Ringo, comme 'Hard day's night', pour atténuer l'effet trop philosophique des paroles."

Les Beatles reprennent l’avion pour les Etats-Unis. Le 29 août 1966, ils terminent leur tournée au Candlestick Park de San Francisco. Sans s’être concertés, ils pensent qu’il s’agit de leur dernier concert en commun. Ils sont lassés des tournées et ils ne veulent plus avoir à supporter toute l'hystérie qui se manifeste à chacun de leurs shows. Ils arrêtent pour des questions de sécurité et aussi pour un problème de qualité musicale qu'ils ne parviennent pas à atteindre. Ils prennent donc la décision de ne plus tourner, mais dans un premier temps, ils ne disent rien.

Pour Noël 1966, EMI publie la compilation “A COLLECTION OF BEATLES OLDIES, (BUT GOLDIES)”. On y trouve seize titres, dont un inédit pour le marché anglais. C'est une reprise de la chanson de Larry Williams : “Bad boy”.

En cette fin d'année 66, les Beatles sont très occupés, mais chacun de son côté. George est en Inde où il prend des cours de sitar avec Ravi Shankar ; Paul est en train de composer la musique du film “The family way” ; et John Lennon tourne “How I won the war” sous la direction de Richard Lester.

"J’ai accepté de faire ce film avec Dick Lester et j’ai donc traîné six semaines en Espagne parce que je n’avais rien d’autre à faire. Et c’est là que je me suis mis à considérer la vie sans les Beatles. A quoi ça ressemblerait ? J’ai passé six semaines avec cette idée en tête."

Le single qui réunit "Penny Lane" et "Strawberry fields forever" paraît le 17 février 67. Il se classe N°2 dans les hits-parades. C’est le premier single des Beatles qui n’est pas N°1 en Angleterre depuis “Please please me”.
Officiellement, les Fab Four sont maintenant devenus une société qui s'appelle The Beatles & Co. Dans une interview au "Melody Maker", John déclare alors qu’il n’y aura plus de tournées, ni de concerts du groupe.


TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne) :

-    "Come together" (CD "Abbey Road")
-    "All my loving" (CD "With The Beatles")
-    "You've got to hide your love away"
-    "Nowhere man" (CD "Rubber soul")
-    "Hallelujah, I love her so" (CD "Anthology, Volume 1")
-    "Something" (CD "Abbey Road")
-    "That'll be the day" (CD "Anthology, Volume 1")
-    "I'm down" (CD "
-    "Roll over Beethoven" (CD "With The Beatles")
-    "My Bonnie" (CD "Anthology, Volume 1")
-    "Slow down" (CD "Past Masters, Volume 1")
-    "Three cool cats" (CD "Anthology, Volume 1")
-    "Money" (CD "With The Beatles")
-    "Act naturally " (CD "Help!")
-    "It won't be long" (CD "With The Beatles")
-    "Love me do" (CD "Past Masters, Volume 1")
-    "Sweet little sixteen" (LP "Live at The Star Club in Hamburg, 1962")
-    "From me to you" (CD "Past Masters, Volume 1")
-    "Please please me" (CD "Please please me")
-    "Twist and shout" (CD "Please please me")
-    "I was her standing there" (CD "Please please me")
-    "She loves you" (CD "Past Masters, Volume 1")
-    "I want to hold your hand" (CD "Past Masters, Volume 1")
-    "I wanna be your man" (CD "With The Beatles")
-    "Please Mr. Postman" (CD "With The Beatles")
-    "All my loving" (live) (CD "Anthology, Volume 1")
-    "A hard day's night" (CD "A hard day's night")
-    "Can't buy me love" (CD "A hard day's night")
-    "You can't do that" (CD "A hard day's night")
-    "Baby's in black" (CD "Beatles for sale")
-    "Eight days a week" (CD "
-    "Ticket to ride" (CD "Help!")
-    "Help!" (CD "Help!")
-    "Yesterday" (CD "Help!")
-    "Michelle" (CD "Rubber soul")
-    "Drive my car" (CD "
-    "Day tripper" (CD "Past Masters, Volume 1")
-    "Norwegian wood (this bird has flown)" CD "Rubber soul")
-    "Everybody's trying to be my baby" (CD "Anthology, Volume 2")
-    "Dizzy Miss Lizzy" (LP "Live at the Hollywood Bowl")
-    "Run for your life" (CD "Rubber soul")
-    "In my life" (CD "Rubber soul")
-    "Rain" (CD "Past Masters, Volume 2")
-    "Paperback writer" (CD "Past Masters, Volume 2")
-    "For no one" (CD "Revolver")
-    "Got to get you into my life" (CD "Revolver")
-    "Eleanor Rigby" (CD "Revolver")
-    "I'm only sleeping" (CD "Revolver")
-    "Taxman" (CD "Revolver")
-    "Tomorrow never knows" (CD "Revolver")
-    "Here, there and everywhere" (CD "Revolver")
-    "Bad boy" (CD "A collection of Beatles oldies (but goldies)")
-    "Penny Lane" (CD "Magical mystery tour")
-    "Strawberry fields forever" (CD "Magical mystery tour")

DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE :

-    "PLEASE PLEASE ME" (album – 1963)
-    "WITH THE BEATLES" (album – 1963)
-    "THE BEATLES FIRST" (avec Tony Sheridan, album – 1964)
-    "A HARD DAY'S NIGHT" (album – 1964)
-    "BEATLES FOR SALE" (album – 1964)
-    "HELP!" (album – 1965)
-    "RUBBER SOUL" (album – 1965)
-    "YESTERDAY AND TODAY" (compilation – 1966)
-    "REVOLVER" (album – 1966)
-    "A COLLECTION OF BEATLES OLDIES, BUT GOLDIES" (compilation – 1966)
-    "SERGEANT PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND" (album – 1967)
-    "MAGICAL MYSTERY TOUR" (album – 1967)
-    "YELLOW SUBMARINE" (BO – 1968)
-    "THE BEATLES" (album – 1968)
-    "ABBEY ROAD" (album – 1969)
-    "LET IT BE" (album – 1970)
-    "THE BEATLES 1962-1966" (compilation – 1973)
-    "THE BEATLES 1967-1970" (compilation – 1973)
-    "ROCK 'N' ROLL MUSIC" (compilation – 1976)
-    "THE BEATLES AT THE HOLLYWOOD BOWL" (live album – 1977)
-    "LIVE! AT THE STAR-CLUB IN HAMBURG, GERMANY; 1962" (live album – 1977)
-    "LOVE SONGS" (compilation – 1977)
-    "RARITIES" (compilation –1979)
-    "THE BEATLES' BALLADS" (compilation - 1980)
-    "REEL MUSIC" (compilation – 1982)
-    "20 GREATEST HITS" (compilation - 1982)
-    "PAST MASTERS, VOLUME 1" (compilation - 1988)
-    "PAST MASTERS, VOLUME 2" (compilation - 1988)
-    "THE BEATLES LIVE AT THE BBC" (live album – 1994)
-    "THE BEATLES ANTHOLOGY, Volume 1" (compilation – 1995)
-    "THE BEATLES ANTHOLOGY, Vol. 2 & 3" (compilation – 1996)
-    "YELLOW SUBMARINE" (BO – 1999)
-    "THE BEATLES 1" (compilation - 2000)
-    "LET IT BE … NAKED" (album – 2003)
-    "LOVE" (album - 2006)
-    "LOST DECCA SESSIONS" (compilation – 2007)
-    "THE BEATLES" (box set - 2009)
-    "THE BEATLES IN MONO" (box set - 2009)

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