2 min de lecture Arts et spectacles

"La Belle et la Bête" à Mogador : le défi de l'adaptation d'une comédie de Broadway

La mythique comédie musicale qui a triomphé aux quatre coins du monde s'installe pour la première fois en France. "RTL" est allé à la rencontre de l'équipe des maquilleurs de la super production.

Nicolas Nebot, au théâtre Mogador, lors de la présentation de"La Belle et la Bête"
Nicolas Nebot, au théâtre Mogador, lors de la présentation de"La Belle et la Bête" Crédit : Damien Rigondeaud / RTL.fr
studio-rtl
La rédaction numérique de RTL
et Emilie Laystary

Saluée à Broadway il y a 20 ans, la comédie musicale La Belle et la Bête arrive à Paris ce mois-ci. Comme à chaque fois qu'une production renaît, se pose la question de l'adaptation.

Pour comprendre comment la célèbre histoire d'amour a été ré-actualisée et travaillée pour le public français, RTL a retrouvé Ludovic-Alexandre Vidal (livret) et Nicolas Nebot (nouvelles chansons), les quatre mains qui se cachent derrière cette adaptation à la sauce française 2013.

Ludovic-Alexandre Vidal, au théâtre Mogador, lors de la présentation de "La Belle et la Bête"
Ludovic-Alexandre Vidal, au théâtre Mogador, lors de la présentation de "La Belle et la Bête" Crédit : Damien Rigondeaud / RTL.fr

Chaque chanson fait progresser l'histoire

En 2h30 de spectacle, La Belle et la Bête présentera pas moins de 24 chansons, parmi lesquelles les fans de Disney auront le plaisir de retrouver les 7 morceaux du dessin animé, le reste ayant été ajouté et imaginé pour la comédie musicale.

À lire aussi
Le dernier album de Johnny Hallyday, "Mon pays c'est l'amour" est sorti le 19 octobre 2018 Johnny Hallyday
Johnny Hallyday : son album posthume dépasse le million d'exemplaires vendus

"C'est la fête et Gaston, 2 des 7 chansons du Disney, ont été rallongées pour les besoins de la scène", explique Ludovic-Alexandre Vidal, à qui l'on doit également l'adaptation du livret du très acclamé Sister Act. "Dans le dessin animé, C'est la fête dure par exemple 3 minutes, chez nous cette chanson en fera 7", précise-t-il.

"Chaque chanson additionnelle fait progresser l'histoire", poursuit son comparse, Nicolas Nebot. "Elles ne sont jamais gratuites et coïncident toujours avec l'évolution d'un personnage : quand les mots ne suffisent plus, l'émotion s'exprime alors par le chant et par la danse", explique celui qui a aussi travaillé sur Sister Act et Mamma Mia !.

Les deux hommes semblent avoir fait le choix de la cohérence, puisque chacun des textes écrits se revendique "essentiel à la compréhension de la trame de l'histoire".

Les semaines de répétition sont "un moment formidable"

Quand on les interroge sur leur façon de travailler sur les chansons, Ludovic-Alexandre Vidal et Nicolas Nebot expliquent avoir travaillé sur l'adaptation à partir d'avril jusque fin août : "Chacun de notre côté, en se voyant une fois par semaine, pour s'imprégner du travail de l'autre et faire le point ensemble", détaillent-ils.

Le paroxysme de l'adaptation a lieu ensuite : pendant les répétitions, "le travail est quotidien car il faut être au plus près du metteur en scène et de la musique. [...] C'est un moment formidable", s'enthousiasme Ludovic-Alexandre Vidal : "Soudain, tous les corps de métiers se trouvent réunis et les idées fusent".

Vient ensuite un troisième temps, celui des avant-premières : "C'est le moment où on teste en live les pièces… Ce qui nous permet de voir ce que ça donne, et de faire des retouches". Mais après ces 15 jours de "previews", le spectale est "gelé" : "On obtient alors la version finale du spectacle, et plus rien ne bouge, pas même une virgule", explique Nicolas Nebot.

"La vie, la mort, l'amour"

S'occuper de l'adaptation d'une comédie musicale ne revient certainement pas à la "traduire", rappellent les deux collaborateurs. "C'est comme pour la chanson Oh what a night, qui a été traduite par Cette année-là : adapter, c'est avant tout savoir revenir aux textes originels et se demander le véritable message qu'il y a derrière les mots".

Aussi, si certaines chansons de la comédie musicale sont reprises du dessin animé Disney, elles proposent bien souvent différentes orchestrations.

"Avec Alan Menken (le compositeur américain qui signe avec La Belle et la Bête son 3e musical à Paris, ndlr), les notes de musique font toujours progresser l'action", lance Nicolas Nebot. "L'histoire d'amour entre Belle et la Bête est traversée par des thématiques universelles : la vie, la mort, l'amour. Les notes servent ces mêmes thématiques".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Arts et spectacles La Belle et la Bête La Belle et la Bête
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7765668154
"La Belle et la Bête" à Mogador : le défi de l'adaptation d'une comédie de Broadway
"La Belle et la Bête" à Mogador : le défi de l'adaptation d'une comédie de Broadway
La mythique comédie musicale qui a triomphé aux quatre coins du monde s'installe pour la première fois en France. "RTL" est allé à la rencontre de l'équipe des maquilleurs de la super production.
https://www.rtl.fr/culture/la-belle-et-la-bete-a-mogador-le-defi-de-l-adaptation-d-une-comedie-de-broadway-7765668154
2013-10-18 06:50:19
https://cdn-media.rtl.fr/cache/UGcyOYrJUIEuth49y9WOKg/330v220-2/online/image/2013/1017/7765718060_nicolas-nebot-au-theatre-mogador-lors-de-la-presentation-de-la-belle-et-la-bete.jpg