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"Thirteen" : ce qu’il faut savoir sur la fiction qui remplace "Broadchurch"

À nouveau, la deuxième chaîne compte sur une série britannique pour truster les audiences. Mais que vaut ce nouveau thriller émotionnel ?

Thirteen
Crédit Image : Sophie Mutevelian

France 2 vient-elle de trouver sa nouvelle poule aux œufs d’or ? C’est a priori tout ce qu’elle espère en diffusant Thirteen, fiction britannique sous fond de séquestration. Le pitch ? Ivy n’a que treize ans lorsqu’elle disparaît sans laisser de traces. Treize années plus tard, elle parvient à s’échapper de la demeure de son ravisseur. Alors que son kidnappeur enlève une autre petite fille, Ivy se doit de plonger dans ses plus douloureux souvenirs pour aider la police à les retrouver.

Une série qui n’est pas sans rappeler The Missing, ou, dans une mesure moindre, Pretty Little Liars, et qui aura la lourde tâche d’égaler les excellentes audiences du bulldozer Broadchurch, série qui s’est définitivement achevée la semaine dernière. Les deux fictions partagent quelques points communs. Elles sont toutes les deux d’origine britannique et misent sur l’aspect psychologique de leurs enquêtes.

Une série forte en émotions

Thirteen peut espérer toucher par son intrigue bouleversante. Son scénario serait fortement inspiré par l’histoire de Natascha Kampusch, autrichienne séquestrée pendant huit ans dans un abri souterrain. Même si, il est bon de le préciser, le personnage d’Ivy et ses déboires ne sont directement tirés d’aucun réel fait divers. 

Ici, l’émotion s’annonce vraie, sans fioriture. Du pathos point trop n’en faut : les showrunners ont voulu miser sur le cru et c’est ainsi que le téléspectateur suivra une héroïne réelle, contrariée par les choses simples de la vie qu’elle n’a su connaître. Comme le bonheur que partage sa sœur avec son petit copain avec qui elle vit désormais…

Jodie Cormer, la révélation

La série est portée par la grâce de Jodie Cormer, repérée dans Le Journal d’une ado hors norme (My Mad Fat Diary en VO) ou encore dans la série Dr Foster. Sa prestation et ses expressions faciales, sans chichi, sonnent comme authentiques et deviennent même de plus en plus poignantes au gré des épisodes. 

Sa performance lui a d’ailleurs valu une nomination pour la meilleure actrice principale aux derniers BAFTA Awards, la célèbre cérémonie de récompenses cinématographiques et télévisuelles, l'équivalent britannique de Oscars.

Un programme intense qui ne connaîtra pas de suite

Chaque épisode dépasse les cinquante minutes, trop pour certains, pas assez pour d’autres. Mais il faut bien cela pour faire grimper la tension dramatique et récompenser le spectateur en lui offrant un maximum de réponses à ses questions (Ivy est-elle amoureuse de son ravisseur? Veut-elle se venger de lui ?). 

À noter que la mini-série fonctionne sur le modèle du stand-alone. Autrement dit, elle devrait se suffire à elle-même, sans connaitre de nouvelles saisons d’épisodes. On vous conseille donc de ne pas louper la fin.

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