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YSL, Lanvin, Gaultier... La mode envahit les musées parisiens

REPLAY - La fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent expose la collection scandale de 1971 qui faisait référence au Paris sous l'occupation. Le musée Galliera célèbre Jeanne Lanvin. Le Grand Palais accueillera l'univers de Jean-Paul Gaultier.

Jean-Paul Gaultier, collection automne-hiver, Paris 2014
Jean-Paul Gaultier, collection automne-hiver, Paris 2014
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
YSL, Lanvin, Gaultier... La mode envahit les musées parisiens
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Monique Younès & La rédaction numérique de RTL

Rien qu'à Paris, trois musées célèbrent trois couturiers aux univers très différents : Yves Saint Laurent, Jeanne Lanvin et Jean-Paul Gaultier

Le 29 janvier 1971, YSL provoque un scandale en présentant sa collection automne/hiver. Les 80 modèles qui défilent ce jour-là dans les salons de sa maison de couture rue Spontini vont mettre les rédactrices de mode dans un tel état d'incompréhension et de rage qu'elles vont se déchaîner. Dans leurs articles le lendemain, elles surnomment YSL, Yves Saint débâcle ou le charnier de bon goût. Sa collection est qualifié de hideuse. On va jusqu'à lui reprocher de faire l'apologie d'une mode nazi. Même les chroniqueuses mode de RTL Roseline Vidard et Juliette Boiriveau étaient désarçonnées.

YSL venait d'inventer la mode rétro et personne n'avait rien compris. Pour la première fois, un couturier s'inspirait des années 40, réinterprétait une mode d'un passé proche pour faire une collection sexuée, chic, provocante, colorée, qui tranchait avec les robes asexuées de Courrèges et Cardin. Une mode inspirée par la jeunesse, notamment par Paloma Picasso, son amie qui s'habillait beaucoup aux puces en ce temps-là. elle était une des muses d'YSL.

Dans le secret d'YSL

Comme la fondation Pierre Bergé - YSL possède toutes les archives et les robes de Saint Laurent, l'historien de la mode Olivier Saillard, est revenu sur cet objet de délit. Il a mis en scène la collection, avec ses fourrures vertes, ses shorts bleus électriques brodés, ses robes de mousseline mauve sexy. Grâce à cette exposition, et à la scénographie de Nathalie Crinière, on découvre pour la première fois comment se fabrique réellement une collection. De l'esquisse du couturier à la tenue finale en passant par le choix des tissus et des accessoires. Olivier Saillard nous fait entrer dans le secret d'YSL avec cette exposition très émouvante, à ne pas rater à la Fondation PBYSL. 

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Olivier Saillard, qui est également le directeur du Palais Galliera, le musée de la mode de la ville de Paris - un des musées de la mode les plus importants du monde par la richesse et la variété de sa collection - a choisi de mettre en valeur le travail d'une grande dame de la mode française : Jeanne Lanvin dont la maison de couture inaugurée en 1889 est toujours en activité. Jeanne Lanvin ne savait ni coudre, ni dessiner, ni couper un tissu, et pourtant, elle a créé un style reconnaissable entre tous. Une de ses trouvailles : les robes bijoux, c'est-à-dire des robes brodées de perles, de strass et autres fils d'or. Une mode des années 20 dans laquelle elle excellait. Mais le sommet de son art, Jeanne Lanvin l'atteint dans les années 30, avec des robes épurées aux couleurs très douces, dont une des plus spectaculaires date de 1939. Elle a pour nom May Fair Lady.

Du Gaultier à 100%

L'exposition Jean-Paul Gaultier, elle, ouvrira ses portes le 1er avril au Grand Palais. C'est un peu de l'histoire ancienne, puisque cette exposition a été conçue par le musée des Beaux-arts de Montréal en juin 2011. Elle a ensuite été vendue à tous les musées qui en ont bien voulu. On a pu la voir aux États-Unis, en Espagne, en Hollande, jusqu'en Australie. Quant à moi je l'ai vue à Londres l'été dernier. Pour son escale parisienne au Grand Palais, elle va, paraît-il, subir de petites modifications.

C'est du Gaultier à 100% entre les vidéos loufoques, des photos spectaculaires. On y trouve toutes les tenues iconiques de Gaultier : depuis les marinières jusqu'aux corsages aux seins pointus portés par Madonna en 90 lors de sa tournée : Blond Ambition Word. L'ensemble est un peu too much. Il ne permet pas hélas de saisir l'importance du travail de Jean-Paul Gaultier, de découvrir en quoi réside son immense talent. La grande expo que mérite Jean-Paul Gaultier reste à faire. mais je suis certaine que celle du Grand Palais va être comme celles dYSL et de Jeannne Lanvin, un grand succès. 

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