1 min de lecture Chemins d'écrivains

Yann Queffelec : "C'est à Aber-Ildut que j'ai entendu résonner pour la première fois la langue bretonne"

Pour son "Chemin d'écrivains", Yann Queffelec nous emmène dans son village d'enfance, sur la terre de ses aïeuls, à quelques kilomètres de Brest, au pays des Abers.

Yann Queffélec devant le port de l'Aber-Ildut, dans le Finistère.
Yann Queffélec devant le port de l'Aber-Ildut, dans le Finistère. Crédit : Bernard Lehut
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La rédaction de RTL et Bernard Lehut

Yann Queffelec, écrivain français qui a remporté le Prix Goncourt en 1985 pour son ouvrage "Les noces barbares", a écrit cette année un "Dictionnaire amoureux de la Bretagne". Dans ce dernier livre, il est question d'un cri d'amour au pays des Abers - l'auteur a grandi à l'Aber Idult, "le premier port goémonier d'Europe, un gisement laminaire aux vertus méconnues."

"Ma Bretagne est le pays des souvenirs, les miens et ceux des anciens qui m’ont raconté l’Armorique d’avant les moteurs, la Bretagne mal aimée, vexée, réduite au silence, la Bretagne de Bécassine en délicatesse avec l’Etat français", raconte Yann Queffelec dans son livre, "Ma Bretagne est le pays des mangeurs de lumière, Gauguin ou Méheut, tant d’autres venus chercher leur nombre d’or et leur nuance à Pont-Aven."

"Ma Bretagne est mon pays usuel, mon pays définitif, j’y naîtrai toujours", lance l'amoureux de sa région, comme une ultime déclaration.

Adolescent chahuteur qui "regardait les jolies filles à la messe"

"Deux villages sont mitoyens : Aber-Ildut et Lanildut. Sur ma droite, Lanildut où ma tante Jeanne jouait de l'harmonium. Chaque dimanche, il y avait le chœur des femmes et le chœur des hommes. C'est ici que j'ai entendu résonner pour la première fois la langue bretonne.", raconte Yann Queffelec en nous emmenant dans l'église de son enfance.

Yann Queffélec et la stèle du Foyer Culturel du village de Lanildut qui porte le nom de son père, l'écrivain breton Henri Queffélec.
Yann Queffélec et la stèle du Foyer Culturel du village de Lanildut qui porte le nom de son père, l'écrivain breton Henri Queffélec. Crédit : Bernard Lehut
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L'auteur explique ensuite avoir passé son enfance à être très docile : "Je me levais et m'asseyais quand on me le demandait", au premier rang de l'église. Et puis, adolescent, Queffelec se rebelle : "Je me retrouvais au fond de l'église, à la tribune, au premier étage, à chahuter avec les autres adolescents, qui venaient surtout à la messe pour repérer les jolies filles".

"Le recteur, enfin le curé, n'hésitait pas à nous sermonner (...) pour nous rappeler qu'ici, c'était un lieu de prières, de chansons et de retrouvailles sacrées."

Son livre, "Dictionnaire amoureux de la Bretagne", est publié chez Plon.

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Chemins d'écrivains du 18 août 2013 : Yann Queffelec Durée : | Date :
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