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Une exposition sur l'intimité féminine au musée Marmottan Monet

REPLAY - Le musée Marmottan Monet à Paris ouvre le 12 février une nouvelle exposition, consacrée à l'intimité féminine dans la peinture.

"La Toilette intime", tableau de François Boucher
"La Toilette intime", tableau de François Boucher
Crédit : domaine public
L'exposition sur "La toilette, naissance de l'intime" au musée Marmottan
03:37
Monique Younès & Martin Cadoret

L'intime n'a pas toujours existé. Ceux qui ont témoigné de sa naissance, ce sont évidemment les peintres. Alors, évidemment c'est surtout de l'intimité des femmes qu'il s'agit. Et quand on parle de l'intimité des femmes, en peinture, c'est à la toilette qu'on pense, et on a raison. Que de miroirs, de baignoires, et d'ablutions en tous genres dans l'histoire de la peinture ! On se frotte, on s'essuie, on se pomponne, on se pare, avant de se coiffer et de s'habiller. En suivant la chronologie de ces troublants tableaux on apprend tout de l'hygiène des époques, mais aussi des mœurs.

Par exemple, à la Renaissance, pas de salle de bain : Gabrielle d'Estrées, la favorite d'Henri IV, se lave dans une baignoire avec sa sœur, la Duchesse de Villars. Elles-mêmes en compagnie d'une foultitude de dames qui s'activent autour d'elles. Cette mode d'avoir du monde autour pendant la toilette continue au XVIIe siècle, à une exception près. Les femmes font leur toilette habillées.

Au XVIIIe siècle, les femmes cessent de faire leur toilette en public. Mais pas d'un seul coup, évidemment. C'est le glissement progressif des mœurs qui consacre aussi l'érotisation de la toilette féminine. Les peintres s'en donnent à cœur joie. Comme des espions, des amants platoniques, des petites souris, ils fixent ces moments devenus secrets, privés, tabous, bientôt scandaleux.

Le bain, un espace fermé

Parmi les artistes de l'intime, c'est évidemment François Boucher qui aura le plus joliment contribué à sa naissance. Avec humour, grivoiserie, malice, il peint une femme assise jouant avec son chien, et peint le même tableau, avec la même femme, exactement dans la même position, à quelques détails près, la jupe est relevée, et à la place du chien c'est une petite bassine que tient la dame qui pisse.
 
C'est à la deuxième moitié du XIXe que le bain va commencer à ressembler à ce que nous connaissons aujourd'hui. Un espace fermé qui n'appartient qu'à soi, mais dans lequel les peintres célèbres entrent toujours: Manet, Berthe Morisot, Toulouse Lautrec et Degas, et ils se lâchent au musée Marmottant, pour 11 euros, jusqu'au 5 juillet.

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