2 min de lecture Laissez-vous tenter

Salman Rushdie : "Le fanatisme, nous y sommes désormais tous confrontés"

L'écrivain britannique évoque son nouveau roman, "Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits", et confie ses impressions sur les dangers du monde d'aujourd'hui.

Laissez-vous Tenter Laissez-vous tenter Yves Calvi & Le Service Culture iTunes RSS
>
Salman Rushdie dans "Laissez-vous tenter" (partie 1) Crédit Image : Shutterstock/SIPA | Crédit Média : Bernard Lehut | Durée : | Date :
La page de l'émission
Bernard Lehut
Bernard Lehut Journaliste RTL

Salman Rushdie est à Paris pour la sortie de Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, son nouveau roman publié chez Actes Sud. Si la fatwa des mollahs iraniens, qui l'a condamné à mort il y a 27 ans, a finalement été levée, l'auteur fait régulièrement l'objet d'appels à l’exécution dans la presse iranienne. Des mesures de sécurité discrètes entourent toujours les déplacements de Salman Rushdie, en particulier à Paris. C'est pourtant un homme serein, chaleureux, souriant. Un exemple de résistance et de résilience alors que chacun d'entre nous est désormais une cible en puissance du fanatisme islamique. Bernard Lehut l'a rencontré. 

"Maintenant nous sommes tous concernés. Il faut l'accepter, poursuivre notre vie comme auparavant", déduit Salman Rushdie. "Le monde est dangereux, ça ne veut pas dire qu'il faut nous cacher sous nos lits. On découvre en soi une force qu'on ignorait. C'est ce que je dis dans ce roman." Ce roman, justement, porte un titre un peu énigmatique... qui trouve son explication dans les mathématiques : si l'on convertit Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits en nombre de nuits, cela donne exactement mille et une nuits, comme dans les contes de Shéhérazade. Oui, Salman Rushdie réinterprète à sa façon ce chef-d'oeuvre du patrimoine mondial. 

Le monde est dangereux. Cela ne veut pas dire qu'il faut se cacher sous nos lits.

Salman Rushdie, écrivain
Partager la citation

Dans ce trépidant et parfois un peu déroutant récit, il mêle la magie des contes d'Orient, la science-fiction, voire les super-héros des comics américains. Il met en scène l'affrontement de bons et de mauvais démons, les djinns, dans un New York à peine futuriste. On ne peut s'empêcher d'y voir une allégorie de la guerre que livre aujourd'hui Daesh à l'Occident.

À lire aussi
Héloïse Letissier aka Chris de Christine and the Queens sur scène pendant la 35ème édition des Francofolies à La Rochelle (11 juillet 2019). festivals
Francofolies de La Rochelle 2019 : Chris(tine and The Queens) et François Hollande à l'honneur

Pourtant, cette métaphore n'était pas la motivation première de l'auteur : "Une des choses les plus étranges à propos de ce livre est que cette guerre n'existait pas quand j'ai commencé, il y a quatre ans et demi", explique-t-il. Daesh on n'en parlait pas. C'est un des éléments les plus déroutants. C'est une métaphore de cette guerre mais aussi d'une lutte entre le rationnel et l'irrationnel. Cette lutte existe depuis toujours, elle n'a rien de neuf." 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Laissez-vous tenter Littérature Livres
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7784789969
Salman Rushdie : "Le fanatisme, nous y sommes désormais tous confrontés"
Salman Rushdie : "Le fanatisme, nous y sommes désormais tous confrontés"
L'écrivain britannique évoque son nouveau roman, "Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits", et confie ses impressions sur les dangers du monde d'aujourd'hui.
https://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/salman-rushdie-nous-sommes-tous-concernes-par-le-fanatisme-il-faut-l-accepter-7784789969
2016-09-09 11:19:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/aW1CCxCnXncOAjsLKoep_Q/330v220-2/online/image/2016/0909/7784789120_salman-rushdie-a-powys-pays-de-galles-le-30-mai-2016.jpg