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Prix Goncourt : trois des quatre romans finalistes sont consacrés à l'Orient

REPLAY - Les membres de l'académie Goncourt ont révélé les 4 finalistes de cette année au musée du Bardo, à Tunis. Trois d'entre eux consacrent leur roman à l'Orient.

Didier Decoin, académicien Goncourt, annonce les 4 finalistes au musée du Bardo, le 27 octobre 2015
Didier Decoin, académicien Goncourt, annonce les 4 finalistes au musée du Bardo, le 27 octobre 2015
Crédit : FETHI BELAID / AFP
Prix Goncourt : trois des quatre romans finalistes sont consacrés à l'Orient
03:55
Bernard Lehut & Morgane Giuliani

Le 27 octobre, à Tunis, les membres de la prestigieuse académie Goncourt, en présence de leur président, Bernard Pivot, ont annoncé les quatre finalistes de l'année 2015 au sein du musée du Bardo, à Tunis. Un lieu voulu pour son symbole, à cause de l'attentat qui y a eu lieu en mars dernier, faisant 22 victimes. Une femme et trois hommes ont été retenus cette année : Nathalie Azoulai , Hédi Kaddour, Tobie Nathan et Mathias Enard.

Avant d'annoncer les quatre finalistes, les académiciens Goncourt ont pris le temps de visiter le musée du Bardo, dont les allées sont encore bien vides. Depuis l'attentat, les touristes se font rares en Tunisie, ce que regrette notamment l'écrivaine Françoise Chandernagor. Les académiciens ont ensuite déposé une gerbe au pied de la stèle où sont inscrits les noms des 22 victimes de l'attentat et Bernard Pivot a prononcé quelques mots.

"Au fond, l'académie Goncourt est venue à Tunis pour décerner une sorte de prix Goncourt aux écrivains, intellectuels, professeurs, étudiants, lycées, journalistes, qui, à côté de la langue arabe, utilisent la langue française pour défendre, illustrer et promouvoir les valeurs politiques et culturelles de la langue française", a déclaré Bernard Pivot sur place.

3 romans sur l'Orient

Une femme et trois hommes ont donc été retenus dans la course au prix Goncourt. Nathalie Azoulai pour Titus n'aimait pas Bérénice, une histoire d'amour moderne adaptée de la tragédie de Racine, Bérénice. Hédi Kaddour, écrivain franco-tunisien, dans Les Prépondérants, nous plonge dans le Maghreb des années 20, au coeur de l'histoire coloniale. Tobie Nathan raconte son enfance au Caire à l'époque où juifs et musulmans vivaient encore en harmonie, dans Ce pays qui te ressemble. Enfin Mathias Enard pour Boussole, livre impressionnant sur la fascination exercée par l'Orient sur les artistes et intellectuels d'Occident au fil des siècles.

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Trois des quatre romans retenus se déroulent donc en Orient. Il y aurait pu en avoir 4 si le jury n'avait pas écarté celui qui faisait figure de grand favori jusqu'à hier, l'écrivain algérien Boualem Sansal et son 2084, inspiré du célèbre 1984 de George Orwell dans lequel Sansal décrit un monde soumis au totalitarisme islamiste. L'élimination de cet auteur connu pour sa dénonciation de l'islamisme, qui plus est, dans un lieu aussi symbolique que le Bardo, a surpris certains. 

"La raison pour laquel Boualem Sansal n'a pas été retenu, c'est qu'il n'a pas obtenu assez de voix pour y être, c'est tout, explique Bernard Pivot à RTL. C'était la presse qui disait qu'il aurait le prix Goncourt. La presse parfois se trompe. Boualem Sansal n'a pas eu assez de voix, mais il n'y a que quatre places. Le vote de mes camarades est souvent inattendu. Je ne suis pas dans le secret des coeurs." 

Bernard Pivot et les Goncourt iront mardi 3 novembre chez Drouant, à Paris, pour révéler qui des 4 choisis hier sera le lauréat 2015.

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