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Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature et voix de l'anti-apartheid, est morte à 90 ans

Longtemps combattante contre l'apartheid, l'écrivain sud-africain Nadine Gordimer, prix Noble de littérature en 1991, est décédée à l'âge de 90 ans à Johannesburg, a annoncé le cabinet d'avocat Edward Nathan Sonnerbergs lundi 14 juillet.

Nadine Gordimer s'est éteinte à l'âge de 90 ans, a annoncé son avocat lundi 14 juillet 2014
Nadine Gordimer s'est éteinte à l'âge de 90 ans, a annoncé son avocat lundi 14 juillet 2014
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'écrivain sud-africain Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature 1991 et engagée dans la lutte contre l'apartheid, est morte dimanche à l'âge de 90 ans, a indiqué le cabinet d'avocats Edward Nathan Sonnerbergs. 

Le cabinet a publié lundi un communiqué de la famille précisant que Mme Gordimer était morte paisiblement durant son sommeil, dans sa maison de Johannesburg.

Une figure de l'anti-apartheid

"Ses plus grandes fiertés", rappellent ses enfants dans leur communiqué, "n'étaient pas seulement d'avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1991, mais aussi d'avoir témoigné (à un procès) en 1986, contribuant à sauver la vie de 22  membres de l'ANC, tous accusés de trahison". 

Née le 20 novembre 1923, l'écrivain était la fille d'immigrants juifs venus d'Europe de l'Est. Sud-Africaine, elle avait toujours refusé de quitter son pays, même aux heures les plus sombres de l'apartheid, le régime de ségrégation  raciale en place entre 1948 et 1994. 

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Une plume sobre et sans concessions

Élégante jusque dans ses dernières années, cette fille d'immigrés juifs a développé une prose à son image: sobre, subtile et sans concession. Elle laisse quinze romans (La fille de Burger, Histoire de mon fils, Personne pour m'accompagner...) et de nombreuses nouvelles (L’Étreinte d'un soldat, Quelque chose là bas...), dont certains ont été interdits sous l'apartheid. 

Elle a ausculté les maux de sa société d'une plume sobre et sans concessions. Depuis l'avènement de la démocratie en 1994, elle n'hésitait pas non plus, malgré son grand âge, à pointer les défauts du nouveau pouvoir des successeurs de Nelson Mandela. 

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