2 min de lecture Attentats en France

"Les Livres Ont La Parole" à la marche républicaine de Paris

REPLAY - L'émission littéraire de Bernard Lehut s'est déplacée au rassemblement de la capitale ce dimanche 11 janvier, avec les écrivains Tahar Ben Jelloun, Erik Orsenna et Gérard Mordillat.

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Les Livres ont la parole du 11 janvier Crédit Image : RTL - Nicolas Gouhier | Crédit Média : Bernard Lehut | Durée : | Date : La page de l'émission
Bernard Lehut
Bernard Lehut et Morgane Giuliani

Les livres ont la parole s'est déplacée à la marche républicaine organisée ce dimanche 11 janvier à Paris, en hommage aux 17 victimes des attentats perpétrés entre le 7 et le 9 janvier. Bernard Lehut reçoit Tahar Ben Jelloun, Gérard Mordillat et Erik Orsenna.


Gérard Mordillat, romancier et cinéaste français (Vive la Sociale !) est ému : "Ceux qui ont été exécutés étaient des amis très proches, très intimes, que je voyais toutes les semaines", confie-t-il.

Il s'indigne ensuite contre la présence de certains chefs d'État à la marche républicaine de Paris : "Une chose qui me choque aujourd'hui : la présence d'un certain nombre de personnalités politiques venues ici. Il n'y a pas de place pour Viktor Orban (premier ministre hongrois, ndlr), il n'y a pas de place pour Avigdor Lieberman (chef de la diplomatie israélienne, ndlr), l'Israélien raciste tueur de musulmans, il n'y pas de place non plus pour Netanyahu, qui en tant que chef des armées, a soutenu l'armée israélienne dans le massacre de Gaza. Il n'y a pas de place pour Omar Bongo, qui est un dictateur."

"Ce qui est fort ici, c'est la réunion du peuple, poursuit-il. Et les politiques qui viennent faire les singes, qui vomissaient Charlie Hebdo, n'ont aucune place (...) nous continuerons de les combattre. Jamais quelqu'un de Charlie n'aurait accepté de voir ces gens-là défiler ici avec nous.

Jamais quelqu'un de 'Charlie' n'aurait accepté de voir ces gens-là défiler ici avec nous."

Gérard Mordillat
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Pour l'écrivain et poète marocain Tahar Ben Jelloun, il faut mettre l'accent sur l'éducation : "Bien sûr qu'il y a le risque d'amalgame, mais c'est pour ça qu'il faut faire un travail. Il faut dépasser l'émotion et commencer à travailler. Il faut que les intellectuels aillent fréquenter les écoles et les prisons, il faut qu'on soit de plus en plus nombreux à aller parler aux enfants. C'est une éducation parallèle. Les parents et les écoles oublient de faire leur éducation civique."

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Tahar Ben Jelloun à la marche républicaine de Paris, le 11 janvier 2015, dans "Les Livres Ont La Parole" Durée : | Date :

Il faut que les intellectuels aillent fréquenter les écoles et les prisons

Tahar Ben Jelloun
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Gérard Mordillat partage ce point de vue : "Il faut faire une histoire laïque des religions, apprendre Mahomet de manière laïque." Selon lui : "Ces gens, ce sont d'abord des gens de l'ignorance. Quand ils rencontrent des gens érudits de l'Islam, ils ne veulent pas les entendre, parce que c'est contraire à leurs 2-3 idées meurtrières de base." Il évoque "une pensée réduite à un simplisme criminel".

Pour Erik Orsenna, "c'est la diversité de la France qui est là". 

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