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"Kimono, au bonheur des dames" : une exposition raffinée au Musée Guimet

150 kimonos de la fin du XVe siècle jusqu'au milieu du XIXe sont exposés pour la première fois au Musée Guimet de Paris.

Depuis le 22 février et jusqu'au 22 mai prochain, découvrez l'exposition au Musée Guillemet
Depuis le 22 février et jusqu'au 22 mai prochain, découvrez l'exposition au Musée Guillemet
Crédit : Le Musée Guillemet
L'exposition "Kimono, au bonheur des dames" au Musée Guimet de Paris
05:31
Monique Younès

Le kimono, cet habit aussi magnifique, poétique, et même érotique prend beaucoup de place. La ceinture du kimono qui entoure la taille mesure 5 mètres de long, 35 cm de large. Il faut être habitué à porter ce poids autour de la taille. Les Japonais, eux, n'ont pas ce problème. "Ils se sentent tenus, dignes, dans cet habit traditionnel", confie à RTL le couturier Kenzo, dont deux de ses créations inspirées du kimono sont exposées au musée Guimet, à Paris.

Une partie de l'exposition Kimono, au bonheur des dames, montre comment les couturiers contemporains japonais, mais aussi les couturiers occidentaux, comme YSL, Jean Paul Gaultier, ou John Galliano pour Dior ont réinterprété le kimono. Le japonisme ne s'est pas arrêté au XIXe, loin de là. Mais l'essentiel de l'exposition nous transporte dans le japon de l'époque Edo, autrement dit au XVIIe siècle dans les trésors de la collection Matsuzukaya, riche de 10.000 kimonos. Matsuzukaya est une maison de confection japonaise, fondée en 1611 et qui est devenue un grand magasin à partir de 1910. Les femmes s'y rendaient pour choisir dans un carnet de tendance, le tissu, la couleur et les motifs qu'elles souhaitaient faire broder sur leur kimono.

Le reflet des classes sociales de la société

Comme le kimono a la même  coupe pour les hommes comme pour les femmes - il est en forme de T - il se distingue par la qualité de ses tissus et de ses décors qui doivent montrer si vous êtes aristocrate, seigneur de haut rang, samouraï, bourgeois ou paysan. Vous remarquerez au Musée Guimet que les kimonos les plus dépouillés étaient ceux de la cour, avec seulement quelques motifs floraux dans la partie inférieure. Les plus chargés en motifs étaient les kimonos des femmes de la classe guerrière. Les kimonos les plus luxueux sont les ceux des mariées. Exactement comme chez nous, c’est le moment le plus sophistiqué de notre vie vestimentaire. 

Pendant l'exposition, vous verrez également les bijoux dont se paraient les femmes en kimono : des épingles sculptées et autres peignes à cheveux. Ils sont exposés face au trousseau de la mariée parmi lesquels se trouve une boîte ajourée dans laquelle brûle l'encens et sur laquelle on jette le kimono pour le parfumer. C'est d'un raffinement exquis. C’est à l’image de ce monde flottant, qui caractérise la vie urbaine durant l'époque d'Edo, c’était la recherche du plaisir sous toutes ses formes. 

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