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Kamel Daoud : "La francophonie se porte mieux que la France"

REPLAY - Après avoir reçu le Goncourt du Premier roman, Kamel Daoud a parlé d'un "bon message adressé aux élites francophones".

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Choix Calvi - 07/05 Crédit Image : THOMAS SAMSON / AFP | Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date :
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Yves Calvi et Claire Gaveau

L'écrivain algérien Kamel Daoud, visé par les intégristes musulmans dans son pays, a reçu mardi 5 mai le Goncourt du Premier roman et provoqué un début de polémique. L'écrivain parle d'une "gratification". "C'est un bon message adressé aux élites francophones dans le reste du monde. Comme j'ai l'habitude de le dire, et je l'ai dit au jury du Goncourt, la francophonie se porte mieux que la France donc autant l'encourager", a-t-il commenté.

L'enjeu était peut-être beaucoup plus grand que la simple sphère parisienne ou francophone

Kamel Daoud
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Ce prix intervient comme une juste récompense alors que Kamel Daoud était l'un des favoris pour le prix Goncourt principal. "Ça a été une grosse déception, et je l'ai remarqué par la suite, chez beaucoup d'algériens, de maghrébins, de tunisiens, de marocains, de sénégalais (...) J'ai trouvé que c'était extraordinaire que l'affaire du Goncourt soit suivie minute par minute par des enseignants, des lycéens, par des journalistes et j'avais compris que l'enjeu était peut-être beaucoup plus grand que la simple sphère parisienne ou francophone", a-t-il déclaré.

Je n'ai pas envie d'être enfermé ni dans la peur, ni dans le martyr

Kamel Daoud
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Plus grand que la sphère parisienne surtout que l'écrivain algérien fait aujourd'hui l'objet d'une fatwa dans son pays après avoir tenus des propos sur les musulmans notamment. "Je prends des précautions, je suis prudent dans les sorties publiques, le contact. Je suis très vigilent, je vis ça de manière un peu difficile mais en même temps je ne veux pas être enfermé dans ça", a-t-il dit. Avant d'avancer : "Je n'ai pas envie d'être enfermé ni dans la peur, ni dans le martyr". 

Loin pourtant l'idée de remords ou de regrets. "C'est ma part de liberté irréductible, ce que j'ai dit je le pense vraiment". "J'ai dit que les musulmans ont un gros problème avec le reste de l'humanité parce qu'il faut qu'ils réfléchissent le lien religieux, il faut qu'ils le tranchent pour pouvoir avancer", a-t-il une nouvelle fois assumé. 

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