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"Jessica Jones" : une super-héroïne à part, encore plus sombre et terre-à-terre que Daredevil

NOUS L'AVONS VU - La nouvelle série de Marvel pour Netflix s'inscrit dans la veine sombre et réaliste de "Daredevil", tout en mettant en scène une héroïne très originale.

Krysten Ritter incarne Jessica Jones, dans la série de Netflix, l'une des meilleures de l'année
Krysten Ritter incarne Jessica Jones, dans la série de Netflix, l'une des meilleures de l'année Crédit : Marvel / Netflix
Martin Cadoret
Martin Cadoret

Après Daredevil en avril, la vague de super-héros Marvel se poursuit sur Netflix avec Jessica Jones. Les 13 épisodes de la série consacrée à l'héroïne du même nom sont disponibles sur la plateforme. Cette new-yorkaise à la force surhumaine gagne sa vie comme détective privé. Mais le retour d'un vieil ennemi va la sortir de sa routine.
 
La série bénéficie du même traitement réaliste et adulte que Daredevil, qui tranche radicalement avec le défouloir représenté par les Iron Man, Captain America et autres Avengers. Logique, puisque Daredevil et Jessica Jones doivent se retrouver au sein d'une même mini-série, The Defenders, avec deux autres héros, Iron Fist et Luke Cage - qui apparaît d'ailleurs dans Jessica Jones. Ce super plan n'empêche pas la série de développer une super-héroïne singulière et originale par beaucoup d'aspects.

Une super-héroïne qui n'en est pas une

Le spectateur avait suivi la mutation de Matt Murdock, l'avocat aveugle, en Daredevil. De ses premiers combats à la création de son fameux costume, le récit des origines était respecté. Ici, la scénariste Melissa Rosenberg a presque choisi le chemin inverse : Jessica Jones s'est retirée du circuit des super-héros. Pour gagner sa croûte, elle exerce en tant que détective privée. Son audace et sa force surhumaine rendent assez simples les filatures. C'est par le biais d'une enquête qu'elle va recroiser la route de Kilgrave, son vieil ennemi.

Ce dernier, incarné par le génial britannique David Tennant, est de retour à New York. Ce terrifiant professionnel de la manipulation mentale est capable de contrôler l'esprit de ceux qui l'approchent. Les premiers épisodes dévoilent par petites touches la relation passée entre Kilgrave et Jessica Jones. Les scénaristes ont eu la bonne idée d'éviter de dévoiler tout de suite son visage, laissant planer le mystère pendant quelques épisodes. La conséquence, c'est qu'il faut un peu de temps avant que les enjeux de la saison ne soient exposés pour de bon. Mais le résultat est glaçant et sombre, presque plus que Daredevil et son pathétique méchant.

Une série qui dépasse habilement les clichés

À mesure que Jessica Jones s'organise pour lutter contre Kilgrave, les seconds rôles se font plus présents dans l'entourage de la super-héroïne solitaire. Il y a Trish Walker, une vieille amie de Jessica et célèbre animatrice radio, et Jeri Hogarth, une avocate lesbienne un brin rigide incarnée par Carrie-Anne Moss. La série introduit aussi Luke Cage, qui aura lui aussi le droit à sa propre série. Ce barman est lui aussi un super-héros, dont le pouvoir est de bénéficier d'une peau indestructible.

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Avec cette galerie de personnages, les scénaristes dépassent habilement les stéréotypes. Ce n'est pas souvent que les séries mettent en scène une héroïne comme Jessica Jones, torturée, sombre, à moitié alcoolique. Luke Cage, malgré sa force, renvoie une sorte de tranquillité et même de fragilité. Même sentiment de réalisme quant à la relation entre les deux super-héros. Ici, point de coup de foudre mais une liaison au départ purement physique. Ce traitement débarrassé de clichés rend les personnages profonds et attachants.

Les pouvoirs au second plan

Les amateurs de super-héros à la sauce Avengers pourraient d'ailleurs être presque déçus. Les pouvoirs sont quasi-secondaires dans le récit, centré sur la solitude et la blessure profonde du personnage. Plusieurs fois, il est fait mention de la célèbre bande de super-héros menée par Iron Man - rappelons que Jessica Jones se déroule bien dans le même univers. Ce clin d’œil aux fans est compréhensible mais semble presque déplacé, tant le ton de la série est distinct des films. Reste qu'il faut bien assurer la continuité des différentes séries Netflix. L'infirmière Claire Temple, incarnée par Rosario Dawson et vue dans Daredevil, pointe d'ailleurs le bout de son nez dans le show.

S'ils ont le même cadre - le quartier de Hell's Kitchen à New York -, les deux séries ont toutefois une identité bien distincte. Le ton de Jessica Jones, à base de voix off et de fond musical jazz, rappelle celui des vieux polars mettant en scène des détectives privés. Entre série noire, fantastique et thriller psychologique, la série fait entendre une voix originale et fait espérer le meilleur quant à l'avenir des super-héros sur Netflix.

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