2 min de lecture Littérature

Jean d'Ormesson : 7 livres pour (re)découvrir l'auteur et ses promenades historiques

Jean d'Ormesson, journaliste, philosophe, écrivain, s'était fait une spécialité : raconter amoureusement le passé.

Jean d'Ormesson
Crédit Image : Sipa

Les amoureux de la prose de Jean d'Ormesson se feront sans doute un plaisir d'acquérir les œuvres de l'écrivain, disparu dans la nuit du 4 au 5 décembre, dans la prestigieuse édition de La Pléiade.

La couverture de cuir et le papier bible caractéristiques de la maison permettent de retrouver une partie de l'essence de son écriture. Le livre rassemble quatre ouvrages liés par un même style : Au revoir et merci, La Gloire de l'Empire, Au plaisir de Dieu et son Histoire du Juif errant.


Le premier, Au revoir et merci, est un récit autobiographique dans lequel d'Ormesson faisait ses adieux à l'écriture en 1966, après plusieurs échecs. Il s'y définit ainsi : "Trente-sept ans, bourgeois, vie sexuelle normale, plus d'argent que la moyenne, bonne santé, bonnes études, ni beau ni laid, un certain appétit pour la gloire, à défaut pour la publicité : je me présente".  Un portrait sans concession où il n’hésite pas à être dur avec lui-même. Naturellement, Jean d'Ormesson était loin d'en avoir fini avec l'écriture

L'Histoire au cœur

Dans Au plaisir de Dieu, devise de la famille d'Ormesson, l'auteur raconte la vie d'une famille noble et l'évolution des mentalités et des mœurs au fil du XXème siècle. Les petites histoires rencontrent la grande. S'il a mis un peu de sa famille et de sa vie dans ces pages, le roman demeure une fiction. Cet ouvrage a été adapté à la télévision en 1976 dans une mini-série de six épisodes. Si vous voulez découvrir le véritable château familial de l'homme, sachez que celui-ci, le château de Saint-Fargeau en Bourgogne, sert de décor.

La Gloire de l'Empire s'éloigne définitivement du réel mais reste lié à l'Histoire, la grande passion de Jean d'Ormesson. Il y invente la genèse et le déclin d'un empire imaginaire, né quelques années avant la naissance du Christ. Le roman dans lequel il imite à merveille le style des historiens et des romanciers historiques du XIXème siècle lui a offert le Grand prix du roman de l'Académie française en 1971. Il s'agit sans doute là d'une de ses plus belles œuvres.

Histoire du Juif errant continue sur cette réappropriation de l'Histoire et cette réécriture des passés. Jean d'Ormesson utilise alors un personnage, protéiforme et immortel, qui visite les époques et fréquente les grands de l'Histoire : Jésus, Ponce Pilate, Frédéric II, Pauline Borghèse, Christophe Colomb ou encore Chateaubriand.

L’écriture, jusqu'au bout

En dehors de ce premier tome des œuvres de l'auteur chez La Pléiade, on compte de nombreux ouvrages qui permettront aux lecteurs de se plonger dans ses mots. Odeur du temps est un recueil des chroniques de Jean d'Ormesson. Des déclarations d'amour en série : pour le peintre Raphaël, John McEnroe, François Mauriac ou encore Aragon.

Plus récemment, Jean d'Ormesson a fait le plaisir des lecteurs et des libraires avec son roman Je dirai malgré tout que cette vie fut bellepublié en 2016. Il s'agit encore une fois d'un long voyage, d'une succession de rencontres avec des grands personnages historiques : Colbert, Fouquet, Racine, François Mitterrand, Raymond Aron... Souvent perçu comme son livre posthume, Jean d'Ormesson ne s'est pas arrêté d'écrire en 2016.

Il a publié la même année son Guide des Égarés et on attend en 2018 un dernier roman titré avec merveille : Et moi, je vis toujours. Une dernière promenade à travers le temps où Jean d'Ormesson accompagne par l'encre et le papier, et désormais par la mémoire, les grands inventeurs de l'humanité.

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