3 min de lecture Concert

IAM célèbre sur scène son indémodable "École du micro d'argent" 20 ans après

NOUS Y ÉTIONS - Les Marseillais ont mis le feu à l'AccorHotels Arena vendredi 24 novembre dans le cadre de leur tournée anniversaire pour leur album phare sorti en 1997.

IAM aux Victoires de la musique en 2015 (Illustration)
IAM aux Victoires de la musique en 2015 (Illustration) Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

Le hip-hop s'apprête à battre son plein. Une foule de tous les âges, qui a su rester jeune d'esprit, s'agglutine dans la fosse de l'AccorHotels Arena pour célébrer les 20 ans des incontournables couplets de L'École du micro d'argent ce vendredi 24 novembre. C'est la première date d'un week-end parisien bercé au rythme des "tam-tams de l'Afrique". Ils feront d'ailleurs guise d'introduction d'un spectacle de plus de deux heures et demi porté par les presque cinquantenaires membres d'IAM. Ce groupe de rap marseillais a su s'élever au rang de référence chez toutes les prochaines générations de rappeurs français, tout comme leur album phare. L'un d'eux, Krimsa, confiait à RTL.fr en mars dernier que "le flow de L'École du micro d'argent, c'est la base du rap"

Dans les gradins, un père a emmené son fils d'à peine une dizaine d'années. Il connaît les paroles par cœur. Le disque est bien indémodable. "Welcome (bienvenu) aux plus jeunes, le hip-hop ça se partage", lance d'ailleurs Akhenaton, l'un des leaders en remerciant ses fans de les suivre "depuis le début". IAM existe depuis le début des années 1990, aux premières lueurs du rap français. En 2017, ils ont sorti leur 8e album studio. À presque 50 ans, ils n'ont pas perdu de leur crédibilité. Il n'y a pas d'âge pour s'exprimer dans un micro.

La poésie urbaine et légendaire des Marseillais investit les lieux à partir 21h15. L'immense logo du groupe en forme de casque de samouraï apparaît au fond de la scène. Dedans, des images défilent tout au long du concert pour venir illustrer chaque titre et appuyer certains propos engagés. Les textes d'IAM sont politisés, du côté de la justice et contre les discriminations, dont les quartiers sont souvent la cible. Ils nous le rappellent avec On n'est pas né sous la même étoile qui réjouit le public. Une atmosphère bleutée s'abat sur l'ancien Bercy.

Trois DJs trônent derrière leurs platines protégées par des blocs qui servent aussi d'écrans. Les quatre guerriers de l'ombre s'agitent sur scène tous vêtus de la même manière. Tee-shirt et pantalon noir, baskets blanches. Ils changeront au moins quatre fois de tenues pendant la soirée, comme pour marquer encore plus les changements d'ambiance. 

À lire aussi
Le groupe Coldplay en concert, en octobre 2019, à Pasadena (Californie). solidarité
Coronavirus : un grand concert virtuel avec Coldplay pour soutenir la recherche d'un vaccin

Derrière eux, des images orientales d'estampes japonaises s'enchaînent. Le thème est annoncé. Des lampions rouges viennent appuyer le tout. Plusieurs invités stars vont accompagner le groupe. Faf Larage d'abord, Nuttea et surtout les Américains du Wu-Tang Clan qui sont venus interpréter La Saga, titre phare du disque platine en 1997.

Les basses grasses avec le beat sec font naturellement bouger les têtes et les bras dans une chorégraphie méticuleusement synchronisée. "Ça fait chaud au cœur, changez rien ! Longue vie au hip-hop !", envoie Shurik'n à son tour. Ils remercieront leur public à de nombreuses reprises tandis que les tubes mêlés à des morceaux récents - comme Orthodoxes - se suivent.

Les lumières deviennent roses et l'ambiance se tamise pour laisser s'installer la chaleur d'Elle donne son corps avant son nom. "Plus de chèque, plus de carte, plus de liquide", est repris en chœur. Une forêt de bras s'élève vers la scène. Et la boule à facettes est de sortie pour Je danse le mia. Le disco est venu remplacer les katanas. Puis Petit frère "avec ses bottes de 7 lieux" a encore essayé "de grandir trop vite". L'une des chansons les plus célèbres et actuelles d'IAM fait frissonner l'AccorHotels Arena. 

Un premier rappel s'impose mais il ne berne personne. Il manque encore des incontournables. Et la suite nous donnera raison. IAM nous emmène dans son Empire du côté obscure. Ils sont armés de sabres lasers pour "mater la rébellion". Impossible de partir sans "notre classique des classiques". C'est l'ultime titre de l'album. Un monument du genre. Le seul à durer 9 minutes sans refrain et surtout, toute la première partie de Shurik'n est écrite en anadiplose : chaque phrase commence par le mot qui termine la précédente. Demain c'est loin. Les Bad Boys de Marseille ont mis le feu ce soir, ici à Paris.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Concert Musique Spectacle
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants