1 min de lecture Jean d'Ormesson

"Détester les gens, c'est très mauvais pour la santé", confiait Jean d'Ormesson

En janvier 2016, Jean d'Ormesson avait accepté de se livrer sur "Le Divan" de Marc-Olivier Fogiel et s'était confié sur des pans très personnels de sa vie.

L'Entretien du jour
"Détester les gens, c'est très mauvais pour la santé", confiait Jean d'Ormesson
Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Il était ce qu'on appelle un bon client. Jean d'Ormesson, l'écrivain, le polémiste, a toute sa vie fait les grandes heures de la télévision. Pourtant quand en janvier 2016, il finit par accepter de venir se raconter sur Le Divan de France 3, il n'a pas été facile à convaincre, craignant d'évoquer ce père qui le considérait comme un voyou.

Finalement, il s'était livré comme rarement, ému aux larmes. Cette émission l'avait "libéré", disait-il. Mais ça, c'était après. Avant, ça avait plutôt mal commencé. L'écrivain refusant d'évoquer un passage douloureux de sa vie. "Je n'en vois pas la nécessité", rétorquait-il. 

Jean d'Ormesson, c'était l'ami public numéro un. Certains disaient que s'il était autant aimé, c'était parce que sa bienveillance rejaillissait sur lui. Pourtant lui ne se trouvait pas particulièrement bienveillant, mais confiait : "J'aime bien les gens. Détester les gens, c'est très mauvais pour la santé".

"Il n'y a rien de plus important que l'amour. Cela dit (...) je m'accuse de vouloir trop plaire. Il ne faut pas chercher à plaire. Je suis terriblement narcissique et je n'en suis pas fier du tout. J'ai même lutté beaucoup contre une espèce d'égoïsme et même bizarrement contre une espèce d'indifférence. Moi qui construis facilement des liens avec les gens, je suis aussi capable d'indifférence, et l'indifférence, c'est très grave et très mauvais". 

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