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Anne Wiazemsky : le père Deau "a fait d'une gamine un écrivain"

Dans son nouveau livre, "Un saint homme", Anne Wiazemsky se souvient de l'homme qui lui a donné le goût de l'écriture : un prêtre.

Anne Wiazemsky publie son nouveau livre, "Un saint homme"
Anne Wiazemsky publie son nouveau livre, "Un saint homme"
Anne Wiazemsky : le père Deau "a fait d'une gamine un écrivain"
05:03
L'interview intégrale d'Anne Wiazemsky pour RTL
11:45
Bernard Lehut

La petite-fille de François Mauriac vient de publier son nouveau livre, Un saint homme, chez Gallimard. Et une nouvelle fois, Anne Wiazemsky nous propose un livre qui tient plus du récit que du roman. Elle a consacré ses ouvrages précédents à son grand-père, bien sûr, à ses parents, à Jean-Luc Godard, avec qui elle a été mariée ou à un autre cinéaste, Robert Bresson, avec qui elle a tourné.

Dans Un saint homme, elle se souvient d'un personnage plus inattendu, l'homme qui lui a donné le goût de l'écriture, un prêtre, le père Deau, son professeur de latin et de français quand Anne Wiazemsky était lycéenne à Caracas au Venezuela où son père était en mission pour une organisation internationale." Il faut que du temps passe pour que je puisse écrire sur quelqu'un que j'aime. Il y a eu entre nous une amitié qui ne ressemble à aucune autre. J'avais envie de lui rendre hommage à mon tout petit niveau", confie l'auteure.

Avec une infinie délicatesse, Anne Wiazemski raconte donc comment l'écriture a toujours été au cœur de l'amitié nouée entre le prêtre et la jeune fille et comment ce lien tissé entre eux a résisté au temps. Après son retour en France, Anne Wiazemsky perd de vue le père Deau pendant près de 30 ans, et c'est l'écriture qui va les réunir à nouveau.

Il faut dire aux gens qu'on aime qu'on les aime

Le père Deau

Il y a beaucoup de douceur et de charme dans la voix et les mots d'Anne Wiazemsky. En harmonie avec la tonalité de son livre, une histoire simple au fond mais capitale et pleine de grâce. Le plus surprenant, c'est que la religion n'a jamais joué de rôle majeur dans cette amitié, le père Deau n'a jamais cherché à être un guide spirituel encore moins un confesseur. 

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Le religieux est mort en 2006, Anne Wiazemsky reproduit la dernière lettre bouleversante qu'il lui adresse : "Il faut dire aux gens qu'on aime qu'on les aime ! Entendez ces mots, Anne, qui veulent bien maladroitement vous redire la tendresse que j'ai toujours eue pour vous". En écho, elle-même, tout au long de son livre, brosse du père Deau, un portrait affectueux de cet homme qu'elle voyait "fort d'avoir gardé son âme d'enfant", et qui aura toujours été là au bon moment.

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