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Violences à Amiens : prison avec sursis pour deux émeutiers

Deux prévenus jugés vendredi par le tribunal correctionnel d'Amiens pour avoir mis le feu à des poubelles durant les affrontements du début de semaine dans les quartiers nord de la ville, ont été condamnés à respectivement 10 et 8 mois de prison avec sursis. Le procureur adjoint avait requis 12 mois de prison, dont 6 ferme, et leur placement sous mandat de dépôt. L'audience d'un troisième individu a été renvoyée quelques minutes après le début du procès.

Micro RTL
La rédaction de RTL et La rédaction numérique de RTL

Un cas litigieux

Le jeune homme de 27 ans concerné par ce renvoi a été placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt de Liancourt (Oise) dans l'attente de sa nouvelle audience fixée au 12 septembre, conformément à la demande du procureur adjoint.
  
L'avocat du prévenu, accusé d'avoir appelé des jeunes à la violence dimanche soir et poursuivi pour "provocation directe à l'attroupement armé" et "rébellion suivie d'effets", a estimé qu'au vu du "contexte médiatique", son client ne pourrait pas avoir "une justice équitable aujourd'hui".

Le jeune homme, déjà connu des services de police pour des vols de voiture, avait été identifié par un policier alors qu'il se présentait au commissariat mercredi soir dans le cadre de son contrôle judiciaire. Il nie les faits qui lui sont reprochés.
  
Le procès des trois hommes s'était ouvert dans le calme peu après 14h40, alors que quatre policiers armés filtraient les entrées et que seul un public restreint, composé essentiellement de journalistes, s'était présenté à l'audience. Les deux individus condamnés à du sursis encourraient tous deux 10 ans de réclusion.
  
Agés de 20 et 25 ans, ils ont admis en garde à vue avoir allumé cinq ou six feux la nuit des affrontements, qui avaient fait 17 blessés parmi les forces de l'ordre et des millions d'euros de dégâts, avec notamment trois bâtiments publics incendiés. Le procureur adjoint d'Amiens a précisé que les trois hommes ne faisaient pas partie des meneurs du mouvement, qui étaient toujours activement recherchés.

Vendredi midi, les avocats des prévenus ont indiqué qu'ils refusaient que leurs clients soient considérés comme des boucs-émissaires, réclamant qu'ils soient jugés "uniquement pour ce qu'ils ont fait" et non en fonction du "contexte et de la pression médiatique".

Les deux autres personnes interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de l'ordre, et dont le lien avec les émeutes apparaît "plus à la marge" selon le procureur adjoint, doivent être jugées ultérieurement.

Le quartier d'Amiens-Nord semblait avoir retrouvé le calme vendredi matin, après une troisième nuit consécutive sans incident majeur.
 
D'autres interpellations espérées

Des images d'excellente qualité prises par la caméra thermique d'un hélicoptère EC135 de la gendarmerie ont permis de faire avancer les investigations sur l'identification des émeutiers présumés. Le procureur adjoint "espère que d'autres interpellations pourront intervenir rapidement".

Cent policiers ont été envoyés en renfort dès mardi, portant à 250 le nombre des agents des forces de l'ordre mobilisés, un dispositif reconduit et qui est maintenu, selon Manuel Valls, "afin de garantir le complet retour à la normale". Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs annoncé jeudi la création, à partir de 2013, de 500 postes de policiers et de gendarmes par an, affectés principalement aux zones de sécurité prioritaires (ZSP), dont fait partie Amiens-nord.

Dans ce quartier, où les rapports entre population et forces de l'ordre sont souvent tendus, une centaine de jeunes rassemblés avaient affronté les policiers lundi soir. Les incidents de lundi faisaient suite à des heurts dimanche entre des habitants du quartier et la police, qui contrôlait un automobiliste ayant une conduite dangereuse. Une intervention jugée excessive, alors que la famille et les proches d'un jeune de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto, étaient réunis à proximité pour une cérémonie de deuil.

Une enquête administrative, diligentée par la préfecture de la Somme, est menée pour éclaircir le déroulement de ces premiers incidents.

Les affrontements à Amiens

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Violences à Amiens : prison avec sursis pour deux émeutiers
Deux prévenus jugés vendredi par le tribunal correctionnel d'Amiens pour avoir mis le feu à des poubelles durant les affrontements du début de semaine dans les quartiers nord de la ville, ont été condamnés à respectivement 10 et 8 mois de prison avec sursis. Le procureur adjoint avait requis 12 mois de prison, dont 6 ferme, et leur placement sous mandat de dépôt. L'audience d'un troisième individu a été renvoyée quelques minutes après le début du procès.
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2012-08-17 17:02:00