1 min de lecture Vincent Peillon

VIDEO - Violence scolaire : Vincent Peillon crée une délégation spéciale

Des petites incivilités à la violence, en passant par le harcèlement : le climat à l'école est de plus en plus tendu. C'est pour cette raison que le ministre de l'Education Vincent Peillon a installé lundi et pour la première fois une délégation chargée de la violence scolaire.

Dix membres permanents

Le ministre était en déplacement au lycée professionnel Romain Rolland à Amiens, dans un quartier touché par des émeutes urbaines en août, durant lesquelles des établissements scolaires avaient subi d'importantes dégradations. Il a donc décrit l'installation officielle d'une délégation ministérielle sur la violence scolaire, institution "pérenne" pour "briser le silence" et trouver des solutions à court et à long terme. "C'est la première fois que l'Education nationale reconnaît en tant qu'institution le problème de la violence scolaire", a-t-il assuré, après avoir rencontré enseignants, élèves, élus locaux et représentants de l'Etat dans la matinée.

Pour Vincent Peillon, le contexte est tel "qu'il n'est plus acceptable que des élèves ou des professeurs aient peur". "Nous devons être capables de créer les conditions de sécurité et de sérénité pour l'apprentissage", a-t-il souhaité dans un lycée professionnel d'Amiens-Nord,
  
Dirigée par le professeur Eric Debarbieux, la délégation est composée de dix membres permanents, chercheurs et enseignants, et d'un comité scientifique d'une trentaine de membres. "C'est une rupture historique avec les plans nationaux de lutte contre la violence. L'idée est de penser les choses dans l'urgence mais aussi sur le très long terme", a expliqué Eric Debarbieux. Les problèmes de harcèlement, d'homophobie, de violences contre les enseignants ou d'intrusion dans les établissements seront au menu de la délégation, axée sur une "démarche de terrain", selon le Pr Debarbieux, qui n'hésitera pas à être "politiquement incorrect" si besoin.
  
Entrée en action des APS

Outre cet organe de réflexion, 500 assistants de prévention et de sécurité viendront épauler les directeurs d'établissements dans les endroits les plus difficiles. Vincent Peillon a expliqué que "le déploiement se passe bien". "il reste encore quelques recrutements à faire. Les formations, comme ça arrive souvent, sont un peu inégales selon les départements mais globalement bonnes".
  
Dorothée Flory, une jeune femme en formation d'APS à Amiens, a pourtant regretté une formation "essentiellement à distance, derrière l'écran", et manquant "d'échanges". "Je ne suis pas sûre que les contenus soient pertinents pour ceux qui ne viennent pas du monde de l'éducation", a-t-elle ajouté.

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