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Une exploitation de pétrole va être créée dans une réserve amazonienne

Le Congrès équatorien a autorisé l'exploitation de pétrole en Amazonie, malgré le refus d'associations indigènes et écologistes favorables à un référendum.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

C'est dans la réserve du Yasuní  en Amazonie, que le projet d'exploitation de pétrole verra le jour. Le projet vient d'être autorisé par le Congrès équatorien sur demande du président Rafael Correa. Lors d'un second débat définitif, le Congrès à majorité gouvernementale, a déclaré l'exploitation d'"intérêt national" de ce gisement de pétrole brut estimé à 920 millions de barils.

Avec un vote "pour" de 108 voix et 25 "contre", les députés ont accédé à la demande du président Correa pour lever le blocage constitutionnel à l'exploitation de ressources naturelles dans le Yasuní au sud-est de Quito.

Un million d'hectares de forêt tropicale

"Aujourd'hui est un jour historique, nous sommes en train de construire un pays différent. Nous allons nous assurer que ces ressources vont à une meilleure qualité de vie" des Équatoriens, a déclaré la vice-présidente du parlement Marcela Aguiñaga.
Les zones de Ishpingo, de Tambococha et de Tiputini (ITT), représentent quelque 20% des réserves pétrolières de l'Équateur -le plus petit pays membre de l'Opep- et se situe à l'extrémité du Parc national Yasuní, une réserve naturelle riche en biodiversité, composée d'un million d'hectares de forêt tropicale humide.

Surveillés par la police, des groupes en faveur et contre l'exploitation ont suivi le débat, dans le calme, aux alentours du Parlement dans le centre de Quito. En août dernier, la principale organisation indigène avait déposé une requête devant la Cour constitutionnelle visant à obtenir la convocation d'un référendum sur l'exploitation ou non de Yasuni.

Aujourd'hui est un jour historique, nous sommes en train de construire un pays différent. Nous allons nous assurer que ces ressources vont à une meilleure qualité de vie.

Marcela Aguiñaga
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L’Équateur espère obtenir dans les prochaines années des revenus supplémentaires de l'ordre de 19 milliards de dollars (13,9 milliards d'euros) soit 58% du budget de 2013 dont la majorité sera consacrée, selon le président Correa "à la lutte contre la pauvreté" principalement en Amazonie.

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