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Un policier retranché menace de se suicider avant de se rendre

Un policier de Nancy s'est retranché plusieurs heures dans son bureau du commissariat avec son arme de service, la nuit dernière. Il menaçait de se suicider, mais s'est finalement rendu.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Dépressif et en conflit avec sa hiérarchie, un policier de Nancy est resté enfermé plusieurs heures au commissariat, menaçant de se suicider, dans la nuit de vendredi à samedi 15 juin.

Le capitaine, âgé de 46 ans, s'était retranché vers 17h ce vendredi, avec son arme de service. Il exigeait que Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, vienne à Nancy se rendre compte par lui-même de la tension sociale régnant selon lui au sein du commissariat.

En début de soirée, des hommes du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) sont arrivés sur place pour tenter de raisonner le forcené. Vers 1h30, celui-ci est finalement sorti de son bureau sans violences.

Intentions suicidaires


Depuis quelques jours, l'homme avait évoqué ses intentions suicidaires dans des courriels à sa hiérarchie, laquelle lui avait alors demandé de rendre son arme, ce qu'il avait refusé. Début avril, il avait déjà fait parler de lui en annonçant qu'il entamait une grève de la faim pour protester contre une mutation non désirée. Il avait alors expliqué qu'il était "payé à ne rien faire" depuis plus d'un an.

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En décembre, il avait déposé plainte auprès de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour harcèlement moral, en reprochant à sa hiérarchie sa mise à l'écart du service et des brimades.

Un conflit qui dure depuis plus de dix ans


Le début du conflit remonte à 2002, lors d'une prise de fonction à Dombasle (Meurthe-et-Moselle), où le capitaine avait été accusé par sa hiérarchie de violences et de propos injurieux, avant d'être innocenté par une enquête de l'IGPN.

L'avancement de sa carrière avait ensuite été bloqué, ainsi que l'a constaté un jugement du tribunal administratif de Nancy d'août 2009, en notant qu'il avait subi "un dénigrement de son chef de service".

Récemment, l'homme s'est vu proposer plusieurs autres affectations, mais il les a toutes déclinées, selon une source proche du dossier.

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