1 min de lecture Faits divers

Un policier du 93 mis en examen pour "homicide volontaire"

Un policier a été mis en examen mercredi pour "homicide volontaire" après avoir tué par arme à feu un homme recherché et en fuite, lors d'une intervention samedi à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis. Le policier de 33 ans a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l'interdiction d'exercer.

Une voiture de la police nationale française
Une voiture de la police nationale française Crédit : AFP/Archives, Loic Venance
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La rédaction de RTL Journalistes RTL

Samedi soir, des policiers de Noisy-le-Sec ont été prévenus par un appel téléphonique anonyme qu'un homme recherché pour des vols à main armée se trouvait dans le centre de la ville, a expliqué le parquet mercredi dans un communiqué.

Quatre policiers sont partis à la recherche de l'homme en fuite, trois à pied, un en voiture. Ce dernier a dit s'être retrouvé en face du fuyard, qui "l'aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui". Le policier a tiré à quatre reprises, tuant l'homme âgé de 28 ans.
   
Mais l'autopsie et un témoignage ont mis à mal la version de la légitime défense. La balle mortelle a atteint l'homme en fuite dans le dos. Par ailleurs, un témoin qui était en voiture a relaté "avoir assisté à une scène de course poursuite (...) au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d'un fuyard", a rapporté le parquet. 

Ce dernier souligne "la contradiction entre les déclarations du fonctionnaire de police affirmant avoir tiré en état de légitime défense face à un individu qui le visait de sa propre arme et les conclusions de l'autopsie".

Par ailleurs, un témoin qui était en voiture a relaté "avoir assisté à une scène de course poursuite (...) au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d'un fuyard", rapporte le parquet.

Et si l'homme en fuite était armé d'un revolver approvisionné, il n'en a pas fait usage. La grenade qu'il a lancée "s'est révélée a posteriori inoffensive", indique le parquet.

Une reconstitution a eu lieu mardi soir.

Le policier a été placé en garde à vue lundi et déféré mercredi devant le parquet qui a ouvert une information judiciaire du chef de "violences volontaires avec arme par une personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner". En mettant l'agent en examen pour "homicide volontaire", le juge d'instruction a donc été plus loin que le parquet dans les éléments retenus contre le policier.

Mercredi soir, le principal syndicat des gardiens de la paix Unité-SGP police devait manifester devant la direction territoriale de la sécurité publique (DTSP) à Bobigny pour protester contre cette mise en examen.

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