1 min de lecture Intervention française au Mali

Un jihadiste d'Aqmi confirme la mort d'Abou Zeid, pas celle de Mokhtar Belmokhtar

Un jihadiste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé lundi la mort d'un des chefs de ce groupe islamiste armé, Abou Zeid, mais démenti celle d'un autre dirigeant islamiste, Mokhtar Belmokhtar, selon l'agence mauritanienne d'informations en ligne, Sahara Medias.

Une capture d'écran du site Internet Saharamedias.net
Une capture d'écran du site Internet Saharamedias.net Crédit : saharamedias.net
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La rédaction numérique de RTL

Première confirmation djihadite
Abou Zeid a été tué "par un bombardement aérien français dans les montagnes" des Ifoghas (nord-est du Mali) "et non par les Tchadiens", affirme, sous couvert d'anonymat, ce membre d'Aqmi qui a l'habitude d'écrire pour des sites jihadistes, selon Sahara Medias.

Il dément en revanche la mort de Mokhtar Belmokhtar "pour la simple raison qu'il se trouve dans la région de Gao (nord du Mali, mais plus au sud du massif des Ifoghas) où il mène les combats contre l'ennemi". Il affirme que Mokhtar Belmokhtar, alias "le Borgne", va publier "une déclaration dans un proche avenir pour démentir les allégations mensongères du président tchadien (Idriss Déby Itno) renégat".

Le président tchadien plus affirmatif
Le président tchadien Idriss Deby a réaffirmé lundi que les deux chefs islamistes algériens Abou Zeïd et Mokhtar Belmokhtar avaient été tués au Mali, en assurant que les corps n'avaient pas été exposés par respect "des principes de l'islam".

"Deux des chefs terroristes Abou Zeïd et Mokhtar Belmokhtar qui écument le Nord Mali ont trouvé la mort lors des affrontements qui ont eu lieu le 22 février et 2 mars dans le massif Adrar au Nord Mali, entre les forces armées tchadiennes et les islamistes", a déclaré M. Deby, lors de l'inauguration d'une centrale électrique en banlieue de N'Djamena. Son discours était retransmis en partie au journal du soir de la télévision nationale

L'Armée française prudente
Il est "probable" que le chef islamiste Abdelhamid Abou Zeïd ait été tué au Mali, avait déclaré plus tôt dans la matinée l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major de l'armée française.  "Nous ne pouvons pas avoir de certitude pour l'instant (...) parce que nous n'avons pas récupéré le corps", avait-il ajouté sur Europe 1.

Le chef d'état-major s'était montré encore plus prudent quant au sort de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, l'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique, dont les autorités tchadiennes ont également annoncé la mort samedi. Sa mort a été démentie dimanche sur un site islamiste. Belmokhtar a quitté Aqmi fin 2012, pour créer son propre groupe, "Les signataires par le sang", dont la première action d'envergure a été une prise d'otages massive et sanguinaire en janvier sur un site gazier du sud de l'Algérie, In Aménas.

Où sont les otages ?
Malgré l'incertitude concernant la mort de Abou Zeïd, l'armée française s'est félicitée lundi des résultats de l'opération militaire menée dans le nord du Mali.  "Nous sommes en train de casser les reins d'Aqmi et ça, c'était bien l'objectif tel qu'il nous avait été fixé par le président de la République", a assuré l'amiral Guillaud.

Concernant les sept otages français détenus par des groupes islamistes que l'on pensait être dans le massif des Ifoghas, l'amiral Guillaud a reconnu que l'armée française ne savait pas où ils se trouvaient. "Il est possible qu'ils aient été déplacés, pas forcément vers un autre pays", a-t-il dit. Le président Hollande avait affirmé début février à Bamako que les forces françaises au Mali étaient désormais "tout près" des otages français.

Les familles appellent Paris à négocier
Quinze otages français sont retenus en Afrique, dont au moins six au Sahel par Aqmi, un septième ayant été enlevé au Mali par un autre groupe islamiste armé, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Les familles de quatre otages au Sahel ont estimé lundi que leurs proches ne seraient pas sauvés par les opérations militaires et ont appelé le gouvernement français à "négocier" avec Aqmi.

"La France doit donner à Aqmi des signaux clairs montrant une volonté de négocier, en lien avec les sociétés Areva et Vinci", estiment dans un communiqué les familles des quatre otages enlevés le 16 septembre 2010 par Aqmi dans le nord du Niger, à Arlit, un site d'extraction d'uranium de la société française Areva.
 
Abou Zeid tué au Mali par l'armée française ?

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Un jihadiste d'Aqmi confirme la mort d'Abou Zeid, pas celle de Mokhtar Belmokhtar
Un jihadiste d'Aqmi confirme la mort d'Abou Zeid, pas celle de Mokhtar Belmokhtar
Un jihadiste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé lundi la mort d'un des chefs de ce groupe islamiste armé, Abou Zeid, mais démenti celle d'un autre dirigeant islamiste, Mokhtar Belmokhtar, selon l'agence mauritanienne d'informations en ligne, Sahara Medias.
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2013-03-04 12:06:00
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