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Un gynécologue jugé pour viols devant les Assises de Nancy

Le procès d'un gynécologue, accusé de viols et d'agressions sexuelles sur vingt-deux anciennes patientes, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, à Nancy. L'accusé, Jean-Marc Chargois, comparaît libre pendant les deux semaines du procès. Il reconnaît des "dérapages", constitutifs d'agressions sexuelles, mais nie les viols. Le médecin encourt vingt ans de réclusion criminelle. Il avait d'abord fait l'objet de plaintes de deux patientes, en 1996 et en 2002, restées sans suite. Une enquête avait finalement été ouverte en 2004, après que deux patientes qui ne se connaissaient pas ont à nouveau dénoncé des gestes déplacés, qui ne s'inscrivaient pas dans un examen gynécologique classique.

Le Dr Jean-Marc Chargois reconnaît des "dérapages", constitutifs d'agressions sexuelles, mais nie les viols
Le Dr Jean-Marc Chargois reconnaît des "dérapages", constitutifs d'agressions sexuelles, mais nie les viols Crédit : AFP / Archives - Didier Pallages
Générique 6
Samuel Goldschmidt Journaliste RTL

Le médecin de 57 ans, établi à Saint-Max (Meurthe-et-Moselle) dans la périphérie de Nancy, avait été mis en examen et placé en détention provisoire en avril 2004, avant d'être libéré et soumis à un contrôle judiciaire un an plus tard.

La révélation de l'affaire dans la presse locale avait par ailleurs conduit une trentaine d'anciennes patientes, toutes plutôt jeunes, à dénoncer les dérapages du gynécologue, qu'elles assimilaient à des agressions sexuelles ou des viols.

Les patientes ont notamment expliqué aux enquêteurs que le Dr Chargois pratiquait des touchers vaginaux anormalement longs et dans des positions particulièrement suggestives, ou les interrogeait sur leur plaisir sexuel en soulignant leur beauté ou leur charme.

Devant les policiers, le médecin avait dans un premier temps reconnu les faits, se disant "soulagé" que la situation prenne fin. Mais quelques mois plus tard, il avait minimisé sa responsabilité, en expliquant qu'il liait les questions gynécologiques et sexuelles, et que ses accusatrices affabulaient.

Il reconnaît désormais quelques "dérapages", qu'il associe à des épisodes dépressifs, ce qu'ont confirmé les experts psychologues lors de l'instruction. Ils n'ont pas dénoté de "personnalité perverse", mais une "détresse psychologique" dont les agressions sexuelles auraient "valeur de suicide social".

L'information judiciaire avait mis en évidence que les agressions avaient commencé dès 1987, sur des patientes âgées entre 12 et 40 ans. Certains faits ayant été prescrits, seules 22 anciennes patientes ont pu se constituer partie civile, pour des faits qui se seraient commis entre 1994 et 2004, dans ses cabinets de Saint-Max et Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle.

(Avec AFP)

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