1 min de lecture Faits divers

Tuerie de l'école juive : la campagne présidentielle suspendue

La campagne présidentielle a été brutalement mise entre parenthèses lundi par la tuerie survenue devant une école juive de Toulouse, la classe politique condamnant unanimement cet acte tandis que Nicolas Sarkozy et François Hollande se rendaient sur place. Moins de deux heures après le drame, qui a fait quatre morts dont trois enfants, le président et candidat de l'UMP a bouleversé son emploi du temps et aussitôt pris l'avion pour se rendre à Toulouse sur les lieux du drame. Il a annulé une rencontre de campagne avec des cafetiers et restaurateurs prévue dans le Val-de-Marne, ainsi que les émissions radio-télévisées (France 3 et France Info) auxquelles il devait participer. Son principal rival François Hollande, a lui aussi décidé de se rendre sur place. Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a annoncé que la campagne de son champion était "suspendue". France 2 a décidé d'annuler une émission "Spéciale présidentielle" prévue dans la soirée avec comme invitée principale Marine Le Pen.

micro générique
La rédaction de RTL et Marie-Bénédicte Allaire

"Je me rends dans quelques instants à Toulouse. C'est une tragédie épouvantable (...) C'est l'ensemble de la République française qui est touchée par ce drame abominable", avait affirmé Nicolas Sarkozy lundi matin, informé des événements alors qu'il accordait un entretien enregistré à Outremer Première.

"Je veux au nom du PS exprimer mon horreur après le meurtre de trois enfants et d'un enseignant froidement exécutés parce qu'ils étaient juifs. Je veux dire au nom du Parti socialiste mon abomination devant cet assassinat antisémite qui intervient quelques jours après le meurtre de trois soldats français à Toulouse et Montauban", a ajouté Benoît Hamon.

Il a confirmé que "François Hollande se (rendrait) à Toulouse". Ce dernier a "annulé tous ses rendez-vous de campagne. Il va rendre hommage aux victimes", a précisé Benoît Hamon. Selon lui, "la priorité est maintenant de mobiliser tous les moyens pour mettre hors d'état de nuire le ou les assassins qui ont perpétré ces meurtres".

Dans la foulée des deux principaux protagonistes de la course à l'Elysée, toute la classe politique a manifesté son émotion.

A commencer par la candidate du Front national, Marine Le Pen, qui a "condamné la fusillade criminelle" visant l'école Ozar Hatora, présenté ses "sincères condoléances aux familles" des victimes et demandé "aux pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour empêcher un nouveau drame".

 François Bayrou, candidat MoDem à l'Elysée, a décidé également de se rendre à Toulouse dans l'après-midi où il assistera à une cérémonie de recueillement à la grande Synagogue. Dans une déclaration à l'AFP, il a dénoncé "une horreur préméditée dont on voit les intentions perverses et haïssables" et le "caractère insupportable" de cette tuerie antisémite, avant de demander les "gestes les plus forts d'unité nationale".

Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a lui aussi exprimé sa "plus vive émotion", estimant que "cela ajouterait l'ignominie au crime" si "la démence raciste des criminels" était démontrée.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a dénoncé "un crime monstrueux", alors que le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, s'est déclaré "épouvanté" par "ces actes sanglants".

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