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Trappes : la femme contrôlée a "toujours accepté les contrôles" selon son mari

"Le mari de la femme portant le voile contrôlée à Trappes tient à faire savoir que sa femme a toujours accepté, lors de précédents contrôles d'identité (...) de montrer son visage aux policiers et de coopérer", écrit l'avocat du jeune homme.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Quelques jours après les incidents de Trappes, le mari de la femme voilée dont le contrôle a suscité une flambée de violence s'est exprimé. Selon lui, son épouse Cassandra a "toujours accepté" les "nombreux" contrôles d'identité qu'elle a subi, a expliqué son mari dans un communiqué transmis par son avocat ce lundi 22 juillet. "Le soir des faits, elle n'a pas eu le temps de montrer son visage aux forces de l'ordre compte tenu notamment du contexte dans lequel le contrôle s'est déroulé", indique le mari sans donner plus de détails sur le contrôle qui a dégénérée.

Jeudi, le mari de cette femme, Mickaël, a été arrêté pour s'être violemment opposé au contrôle de sa femme intégralement voilée. Il a été placé en garde à vue puis déféré devant le parquet de Versailles. Il a été remis en liberté samedi et placé sous contrôle judiciaire et sera jugé en septembre. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait jugé dimanche "inacceptable qu'une personne veuille se soustraire à un contrôle et pire s'en prenne aux forces de l'ordre", assurant ne pas douter "un seul instant" de l'attitude respectueuse des policiers lors du contrôle.

Niqab et burqa interdits


Le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous avait expliqué samedi que le mari avait tenté d'étrangler un policier lors du contrôle. C'est "faux", selon l'avocat de Mickaël, "une telle phrase méconnaissant la présomption d'innocence", écrit-il. Mickaël est un "homme calme et non violent", pour Me Ference qui a précisé par téléphone que son client est "inconnu des services de police" et qu 'il n'a eu aucun souci avec la justice". Me Ference souligne dans le communiqué que la prolongation de sa garde à vue "sans laquelle les évènements de la nuit du 19 juillet ne se seraient produits, était inutile".

Vendredi soir, plusieurs centaines de personnes se sont opposé aux forces de l'ordre, autour du commissariat de Trappes, réclamant la libération du mari. Six personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue. Des incidents ont également éclaté les nuits suivantes, conduisant à de nouvelles interpellations.

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Une loi entrée en vigueur en avril 2011 interdit en France la dissimulation du visage dans l'espace public, sous peine d'amende. Les tenues "interdites dans l'espace public" sont notamment le niqab, voile intégral ne laissant apparaître qu'une fente pour les yeux, et la burqa, vêtement traditionnel en Afghanistan.

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