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Trappes : ce que l'on sait des violences

DÉCRYPTAGE - Trappes a connu une deuxième nuit d'échauffourées, samedi. Retour sur ces violences qui émaillent la ville des Yvelines.

Des policiers patrouillent à Trappes
Des policiers patrouillent à Trappes Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
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La ville de Trappes est le théâtre depuis vendredi soir de scènes d'échauffourées. Plusieurs centaines de personnes ont affronté les forces de l'ordre. Vendredi, cinq personnes, quatre policiers et un jeune homme de 14 ans ont été blessé. L'adolescent a été grièvement touché à l'œil par un projectile. Samedi, plusieurs dizaines de véhicules ont été incendiés et les violences ont touchées d'autres villes du département comme Guyancourt. 

Les lieux de violences dans les Yvelines
Les lieux de violences dans les Yvelines Crédit : IDÉ

Dimanche, en début d'après-midi, un incendie a ravagé un entrepôt de Trappes. "L'origine de cet incendie est pour l'heure inconnue et aucun lien ne peut être fait avec les événements qui se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche à Trappes", a expliqué le lieutenant Sylvain Rospars, du service communication des pompiers des Yvelines.

Quelle est l'origine de ces violences ?

Jeudi, un homme a été arrêté après que sa femme, intégralement voilée, a été contrôlée par des policiers. Il aurait alors tenté d'étrangler un policier lors du contrôle, a déclaré samedi le procureur de la République de Versailles, Vincent Lesclous. L'homme a été remis en liberté dans la journée et placé sous contrôle judiciaire. Il sera convoqué prochainement devant un tribunal. Le policier agressé présente des marques d'étranglement au cou et une trace de coup au niveau d'une pommette, a ajouté le procureur.

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De son côté, le Collectif contre l'islamophobie en France a évoqué dans un communiqué des "provocations" de la part des forces de l'ordre. 

Qui est responsable ?

Dès samedi, plusieurs membres de l'UMP ont dénoncé l'action du gouvernement de Jean-Marc Ayrault dans la lutte contre l'insécurité. "Trappes est un territoire de la République et l'Etat doit y faire respecter la loi. Le gouvernement doit réagir et ne plus faire preuve de laxisme", avait ainsi écrit Christian Estrosi sur Twitter. 

"Défaut d'intégration, communautarisme rampant, affront à l'autorité républicaine, ce cocktail explosif a été ignoré par la gauche, et depuis longtemps", a estimé dimanche Rachida Dati dans un communiqué. Mais, pour la maire du 7ème arrondissement de Paris, "la droite ne doit pas s'exonérer de toute responsabilité. Depuis plus de 30 ans, nous avons abandonné toute politique ambitieuse d'intégration à la République. Nous devons continuer à prôner la responsabilité et la fermeté, mais en évitant les discours provocateurs, pour ne pas dire les amalgames". 

La droite ne doit pas s'exonérer de toute responsabilité

Rachida Dati
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De son côté, Marine Le Pen a estimé que "ces scènes d'émeutes se multiplient depuis des années, aussi bien sous les gouvernements UMP que PS". "La République française a le bras beaucoup trop mou : du fait du laxisme des différents gouvernements, elle est en train de perdre son bras de fer avec les voyous, les islamistes et les caïds", a dit la présidente du Front national. 

Quelles sont les conséquences ?

Manuel Valls a annoncé dimanche qu'"un dispositif de sécurité conséquent sera maintenu" à Trappes. Dans la journée, une dizaine de fourgons de CRS étaient notamment stationnés devant le commissariat de la ville. 150 policiers devaient rester sur place. 

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs rappelé "sa détermination à lutter sans relâche contre tous ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre, aux institutions, aux biens publics et privés, et qui portent gravement atteinte à notre République, à ses valeurs et à la cohésion dont notre société a plus que jamais besoin".

Des policiers patrouillent à Trappes
Des policiers patrouillent à Trappes Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP

Quelles sont les suites judiciaires ?

Quatre des six jeunes hommes mis en garde à vue vendredi soir après les premières échauffourées ont été placés en détention provisoire et comparaîtront lundi devant le tribunal correctionnel de Versailles. Sur les deux autres hommes arrêtés, l'un a été relâché faute d'éléments mais l'enquête se poursuit. Le dernier a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Il doit être jugé en septembre. 
Quatre autres personnes ont à leur tour été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche pour des jets de projectiles sur les forces de l'ordre.

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