2 min de lecture Dominique de Villepin

Syrie : les opposants à une intervention armée font entendre leur voix

REVUE DE TWEETS - Les opposants à une intervention armée en Syrie prennent d'assaut les réseaux sociaux, avec un hashtag dédie #nonàlaguerreenSyrie.

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La rédaction numérique de RTL

La voix des opposants à une intervention armée en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad est de plus en plus audible. Mercredi 28 août, le hashtag #nonalaguerreenSyrie était en tête des sujets évoqués sur le réseau social Twitter. Il fait également l'objet d'une page dédiée sur Facebook. Ce hashtag a été repris par de nombreux politiques de droite, de gauche, d'extrême droite et d'extrême gauche. 

Telle est la particularité de cette opposition à une intervention des forces occidentales contre le régime syrien : elle rassemble bien au-delà des clivages politiques traditionnels. Ainsi, Laurent Ozon, ancien membre du Front national, salue l'opposition de Jean-Luc Mélenchon.

Dès mardi, Florian Philippot dénonçait une possible intervention militaire. "Cette guerre en Syrie est une honte", écrivait sur Twitter le vice-président du Front national. Le lendemain, la section du 15e arrondissement de Paris du Parti de gauche fustigeait l'attitude du PS sur le sujet.

Marine Le Pen prend position

Jeudi matin, Marine Le Pen elle-même s'invitait dans le débat en faisant la promotion d'une photo diffusée sur internet. Sur fond noir, on y découvre un avion larguant des bombes. En-dessous s'étire en grand le mot "NON". Pour marquer sa position, la présidente du FN a remplacé son avatar Twitter par cette photo, reprise par de nombreux internautes

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Mais la dénonciation ne saurait se cantonner aux extrêmes. Nicolas Dupont-Aignan dénonce "l'offensive médiatique des atlantistes" sur le sujet, tandis que le Parti pirate appelle à plus de réflexion géopolitique.

Une protestation pas limitée au web

Elle ne saurait se limiter, également, à internet. François Fillon, Dominique de Villepin ou encore François Bayrou, sans s'opposer farouchement au principe d'une intervention, ont chacun appelé à la "prudence". "Il y a beaucoup de manipulations dans ces guerres civiles et donc je voudrais qu’on attende le rapport de l’ONU", avait dit dès mardi 27 août le président du Modem sur i>Télé

"Il n'y aurait rien de pire que de lancer une guerre dont on ne sait pas l'issue dans un pays qui comporte aujourd'hui des forces immenses", a dit mercredi François Fillon

Quant à Dominique de Villepin, chef de la diplomatie française au temps du refus tricolore d'attaquer l'Irak, il est lui-aussi intervenu. "La stratégie occidentale au Moyen-Orient est une impasse fondée sur l'illusion de la force, que je n'ai cessé de dénoncer", a-t-il affirmé jeudi dans Le Figaro.

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