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Soudan du Sud : l'ONU annonce la découverte d'un charnier à Bentiu

Un charnier a été découvert au Soudan du Sud, à Bentiu, capitale de l'État pétrolier d'Unité, dans le nord. Le nombre de cadavres n'a pas encore été révélé par l'ONU.

Navi Pillay, Haut-commissaire en charge des Droits de l'Homme à l'ONU, le 2 décembre 2013
Navi Pillay, Haut-commissaire en charge des Droits de l'Homme à l'ONU, le 2 décembre 2013 Crédit : FABRICE COFFRINI / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

"Nous avons découvert un charnier à Bentiu, et il y en aurait deux autres à Juba", a annoncé Navi Pillay, Haut-commissaire de l'ONU en charge des droits de l'homme, dans un communiqué publié ce mardi 24 décembre, à Genève, sans préciser le nombre de cadavres retrouvés.

Navi Pillay a dénoncé des "exécutions de masse, en dehors de tout jugement, le ciblage d'individus sur la base de leur appartenance ethnique et les détentions arbitraires", qui ont eu lieu au Soudan du Sud ces 10 derniers jours.
Elle a aussi fait part de sa grande inquiétude concernant le sort des nombreuses personnes qui ont été arrêtées et qui sont détenues dans des lieux inconnus, parmi lesquelles figurent quelques centaines de civils, arrêtés lors de perquisitions de maisons et d'hôtels à Juba.
Des centaines de membres des forces de police du Soudan du Sud auraient également dû rendre les armes et été arrêtés.

Les violences au Soudan du Sud ont provoqué l'exode sur les routes du pays de 40.000 personnes, qui ont cherché refuge dans les bases de l'ONU.

Un "sentiment de peur palpable"


Le nombre total de personnes déplacées devrait être beaucoup plus élevé, selon Navi Pillay. "Il y a un sentiment de peur palpable parmi les membres des deux ethnies Nuer et Dinka, qu'ils vont être tués en raison de leur appartenance ethnique", a encore indiqué la Haut-commissaire.

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La Haut-responsable de l'ONU a également lancé un appel à la fin des violences contre les civils dans le pays."Il faut qu'il y ait des déclarations claires et des actes de la part de tous ceux qui occupent une fonction de contrôle politique ou militaire que les violations des droits humains ne seront pas tolérées et que les responsables seront traduits en justice".

En droit international, les personnes qui détiennent le pouvoir politique et militaire peuvent être tenues pour responsable des violations commises par leurs subordonnés, ajoute le communiqué de l'ONU. En conséquence, la Haut-commissaire demande instamment à tous les leaders politiques de prendre des mesures immédiates pour prévenir toute nouvelle violation des droits de l'homme dans le pays.

Navi Pillay a aussi demandé à la communauté internationale de redoubler d'efforts en faveur de la protection des civils, y compris par un renforcement de la mission de l'ONU au Soudan du Sud (UNMISS).

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