1 min de lecture Justice

Sortie de prison de Iacono : décision le 23 janvier

La Commission de révision des condamnations pénales se prononcera finalement le 23 janvier sur le cas deChristian Iacono. Les magistrats examinaient lundi à Paris la demande de suspension de peine de l'ex-maire de Vence, condamné pour le viol de son petit-fils qui a depuis retiré ses accusations. En fin de matinée, le parquet général avait demandé à la commission de révision de rejeter cette demande de remise en liberté. Alors qu'il bénéficiait depuis juin d'une liberté provisoire, Christian Iacono, 76 ans, a été réincarcéré le 9 janvier dernier à Grasse, dans les Alpes-Maritimes.

L'ancien maire de Vence, Christian Iacono.
L'ancien maire de Vence, Christian Iacono. Crédit : AFP / Archives, Anne-Christine Poujoulat
Pierre Thébault Journaliste RTL

La position du parquet, révélée par le journal "Nice-Matin", "n'est pas une surprise pour nous, cela n'enlève rien à notre détermination", avait réagi un des avocats de Christian Iacono, Me Dominique Roméo. Selon lui, son client, qu'il a rencontré samedi en prison, "est combatif et déterminé à obtenir que la justice finisse par le déclarer innocent".

"Cela fait onze ans que je dis que je suis complètement innocent", avait répété la semaine dernière le septuagénaire juste avant sa réincarcération, la quatrième en dix ans. "Je pars avec l'espoir que ce sera une détention de courte durée", avait-il ajouté.

"A priori, il ne sera pas extrait" pour pouvoir assister à l'examen de sa requête lundi à 14 heures à la Cour de cassation, "sa présence n'est pas obligatoire", avait précisé vendredi Me Gérard Baudoux, l'un de ses avocats.

 La Commission de révision n'aura cette fois à examiner qu'une requête en suspension de peine. Elle peut statuer le jour même ou mettre sa décision en délibéré. La requête en révision du procès de Christian Iacono, déposée en même temps, n'a elle pas encore été audiencée. Son petit-fils, Gabriel, 20 ans, assure qu'il fera une grève de la faim pour faire (...) bouger la justice" s'il n'est pas remis en liberté.

L'affaire avait connu un rebondissement en mai lorsque Gabriel était subitement revenu sur ses accusations, maintenues pendant onze ans et portant sur des faits qui se seraient déroulés entre 1996 et 1998 dans la villa de Christian Iacono à Vence.

Christian Iacono avait été condamné en 2009, puis en appel en 2011, à neuf ans de prison. Lors de sa rétractation, le jeune homme avait expliqué ses mensonges par sa volonté de "rapprocher (ses) parents après leur divorce et d'être au (coeur) des attentions de tout le monde".

(Avec dépêches)

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