1 min de lecture Sexisme

Que contient le "plan sécurité sexuelle" du gouvernement ?

REPLAY - Cinq militantes féministes ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour interpeller le gouvernement.

RTL Petit Matin
Une lente recomposition politique s'opère au Conseil de Paris
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : John MACDOUGALL / AFP
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"#Soyezaurdv". C'est le slogan adopté par cinq militantes féministes à la veille de la journée pour l'élimination des violences faites aux femmes. À l'origine d'une pétition ayant recueilli plus de 700.000 signatures, Fatima Benomar, Caroline de Haas, Laure Salmona, Madeline Da Silva et Clémentine Vagne souhaitent interpeller Emmanuel Macron alors que le Président présentera son "plan sécurité sexuelle" le samedi 25 novembre.

Ce plan gouvernemental tournera autour de trois axes : communication, sensibilisation et répression. Un clip télévisé enregistré par plusieurs animateurs reprendra une série de comportements qui relèvent d'une violence ou d'un abus sexuel. Le plan prévoit par ailleurs un volet de sensibilisation à la pornographie dès le collège.

Pour faciliter la libération de la parole, la pré-plainte en ligne - prévue en cas de vol - sera étendue aux agressions sexuelles. Les médecins pourront également recueillir des preuves de violence lors du passage à l'hôpital de la victime sans que cela se fasse dans le cadre d'une plainte. Concernant la partie répression, plusieurs infractions du harcèlement de rue au cyber-harcèlement pourraient être ajoutés au code pénal, et le délai de prescription des viols étendue de 20 à 30 ans

Au sein du gouvernement, le plan "sécurité sexuelle" est comparé au "plan sécurité routière" de l'ère Chirac : le but est de "laisser une trace". En un an la mortalité routière avait à l'époque chuté de 20%, grâce à des investissements de plusieurs millions d'euros. 

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