1 min de lecture Société

Le terrorisme devance le chômage en tête des préoccupations des Français

Deux ans après le début de la vague d'attentats jihadistes qui a fait 241 morts en France, le terrorisme s'est imposé comme le premier sujet de préoccupation des Français, devant le chômage.

Des militaires de l'opération "Sentinelle" le 20 mai 2017 à la Tour Eiffel.
Crédit Image : REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Le terrorisme préoccupe plus les Français que le chômage. L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) et l'Institut national de la statistique (Insee) ont dévoilé, jeudi 7 décembre, leur onzième enquête annuelle, au cours de laquelle 16.000 personnes de 14 ans et plus ont été interrogées sur leur ressenti de l'insécurité. Deux ans après le début de la vague d'attentats jihadistes qui a fait 241 morts, le terrorisme est devenu le premier sujet de préoccupations des Français, devançant le chômage.

Cette enquête de "victimisation" permet de mesurer l'évolution de la délinquance au-delà des seules statistiques administratives de la police et de la gendarmerie, en sondant les Français qui ne portent pas systématiquement plainte lorsqu'ils sont victimes. "En 2017, une personne sur trois cite le terrorisme et les attentats comme le problème le plus préoccupant pour la société française (32%)", explique cette étude, dont la collecte s'est déroulée après l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice et l'assassinat du couple de policiers à Magnanville (Yvelines) le 13 juin 2016. 

26% des femmes se sentent en insécurité dans la rue

Pour la première fois depuis 2006, la "proportion de personnes inquiètes à cause du terrorisme prend le pas sur celle mesurée pour le chômage (23%)", poursuit l'étude. Pour autant, les Français déclarent au fil du temps être moins préoccupés par la délinquance, 9% en 2017 contre un peu moins de 14% en 2014. 


Alors que le gouvernement planche à l'élaboration de la police de sécurité du quotidien (PSQ) et à la verbalisation du harcèlement de rue, l'étude relève en 2017 la légère hausse du sentiment d'insécurité ressenti dans le quartier ou le village par les Français (21% contre 20% en 2016). Près d'une femme sur trois (26%) déclare se sentir en insécurité contre 16% chez les hommes.  

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