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Jean d'Ormesson : les hommages à un amoureux de la vie

Jean d'Ormesson est décédé mardi 5 décembre à l'âge de 92 ans. La presse française évoque un amoureux de la vie, qu'on croyait immortel.

La Revue de Presse
Jean d'Ormesson : les hommages à un amoureux de la vie
Crédit Image : NICOLAS MESSYASZ/SIPA

"On avait fini par le croire immortel", écrit ce matin le site internet du Point. Immortel, le terme fait bien sûr référence à son statut d'académicien mais aussi, et surtout, à son appétit pour la vie. Jean d'Ormesson était d'abord cela, écrit Jerome Béglé, un amoureux de la vie. "Il aimait Venise, les bains de mer, Chateaubriand, Paul-Jean Toulet, les femmes et l'Académie.

Il ne manquait jamais une occasion de renouveler ses professions de foi, de dire à quel point il est poli d’être gai et inconvenant de trimbaler ses soucis et son spleen à la télévision, dans les livres et dans les assemblées". "Il suffisait, poursuit le journaliste, d'apercevoir sur les écrans son sourire galopin et son regard bleu pétillant pour recouvrer instantanément sa bonne humeur. Aujourd'hui, conclut-il, c'est la France entière qui porte le deuil".

Jean d'Ormesson, homme de presse

Cette joie de vivre, c'est aussi ce que retient ce mardi matin Le Monde. "Plus il vieillissait, plus Jean d'Ormesson était charmant et charmeur, écrit le journal. Il pensait avec raison que la gaieté est une politesse". Gaieté qui l'a toujours animé, rappelle le quotidien, de ses début à l'Unesco à son entrée à l'Académie française, en passant bien par ses ouvrages, son engagement politique mais aussi par Le Figaro.

Homme de lettres, Jean d'Ormesson était aussi un homme de presse : dès 1949, il collabore à plusieurs journaux, Paris Match, Ouest-France, Nice-Matin. En 1952, il devient rédacteur en chef adjoint de la revue philosophique Diogène, dont il deviendra par la suite directeur général. En 1974, il est nommé directeur du Figaro. Il en démissionnera en juin 1977 mais continuera tout au long de sa vie à y publier des chroniques. Aux yeux de beaucoup, il reste l'éternel patron du Figaro, disait d'ailleurs tout à l'heure sur RTL l'un de ses successeurs, Alexis Brézet.

Un gentilhomme

Le Figaro qui lui rend hommage, lui que tous, rappelle le quotidien, appelaient Jean d'O. Le site internet du journal publie une très belle photo en une de son site : un cliché en noir et blanc, mais on y devine ce regard bleu, toujours vif et pétillant. Et ce titre, Un gentilhomme sous le signe du bonheur.

La France bonnet d'âne en lecture

Jean d'Ormesson qui aurait sans doute bondi en voyant ce matin la une du ParisienLecture : la France bonnet d'âne en Europe. "La lecture, sa passion, était en effet, écrit Le Monde, au cœur de tous ses combats, de tous ses livres. "Tant qu'il y aura des livres, disait il, des gens pour en écrire et des gens pour en lire, tout ne sera pas perdu dans ce monde, qu'en dépit de ses tristesses et de ses horreurs, nous avons tant aimé". Vous avez compris le message : lisez, encore et toujours.

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