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Féminisation de la langue : l'Académie française prête à évoluer

La célèbre institution pourrait revenir sur sa position. Elle aurait assuré à la Cour de cassation qu'elle se pencherait sur la question "d'ici la finde l'année".

Hélène Carrère d'Encausse

C'est peut-être une révolution qui s'amorce à l'Académie française. Après vingt ans passés à déconseiller la féminisation de la langue, l'Académie a promis à la Cour de cassation de réfléchir à la question "d'ici la fin de l'année". La célèbre institution devrait aller vers une plus grande féminisation des titres, fonctions et grades, comme le révèle Le Figaro

L'Académie française devrait même "se pencher sur la féminisation de certains noms de métiers". C'est Hélène Carrère d'Encausse, en pleine tourmente sur l'écriture inclusive, qui a reconnu le 6 novembre dernier que, depuis vingt ans, les évolutions de la société ont entraîné un certain nombre de modifications de la langue "dont il conviendrait aujourd'hui de prendre la mesure". L' Académicienne répondait ainsi le 6 novembre dernier à un courrier de Bernard Louvel, premier président de la Cour de cassation.

Le président de la plus haute juridiction française avait fait valoir dans son écrit que s'est procuré Le Figaro que "l'usage de la féminisation des fonctions s'était étendu au sein de la fonction publique et du corps judiciaire". En effet, de manière pragmatique, le ministère de la Justice utilise déjà systématiquement les expressions telles que "la procureure, la juge, la présidente ou la substitute" dans ses actes et courriers.

Une circulaire prévoit la féminisation totale des fonctions

Ainsi, d'ici la fin décembre, les Académiciens devraient entamer leur réflexion afin "de répondre aux aspirations légitimes de nos concitoyennes, qui souhaitent voir la place qu'elles occupent dans la vie sociale, et notamment professionnelle, reconnue par des dénominations adaptées". L'historienne Hélène Carrère d'Encausse souhaite mettre fin à ce qu'elle qualifie de "période de grande insécurité linguistique" qui dure depuis 1999. 

À noter que le Premier ministre avait déjà ouvert la voie à l'Académie ce mercredi en publiant une circulaire. Dans ce texte qui condamne l'écriture inclusive, Édouard Philippe propose une féminisation totale des fonctions. Sachez donc qu'il vous est déjà possible mesdames, d'écrire auteure au lieu d'auteur, écrivaine au lieu d'écrivain, ou docteure en lieu et place de docteur. 

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