2 min de lecture Disparition de Maëlys

Disparition de Maëlys : les premières auditions du suspect annulées par la Justice

L'homme suspecté d'avoir enlevé la fillette a obtenu l'annulation de ses premières déclarations en garde à vue. Il sera ré-entendu par les juges d'instruction.

Les gendarmes devant le lieu de disparition de Maëlys à Pont-de-Beauvoisin
Crédit Image : PHILIPPE DESMAZES / AFP

Trois mois après la disparition de Maëlys en Isère, l'homme suspecté de l'avoir enlevée a obtenu l'annulation de ses premières déclarations en garde à vue ce jeudi 30 novembre. Il sera ré-entendu dans la foulée par les juges d'instruction. D'après Le Dauphiné Libéré, des recherches ont repris ce matin. 

Le suspense était relatif, le parquet général ayant lui-même requis d'annuler quatre auditions de Nordahl L.  lors de sa première garde à vue le 31 août, quatre jours après la soirée de mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, durant laquelle l'enfant a soudainement disparu.

L'annulation porte sur quatre procès-verbaux au début de l'affaire. Alors entendu en garde à vue par les gendarmes, le suspect n'avait pas été filmé en raison d'une erreur de procédure, alors que le code pénal l'exige en matière criminelle. Cet ex-militaire de 34 ans est arrivé jeudi matin au palais de justice de Grenoble pour être entendu par les juges d'instruction.

L'enquête avance

Fin octobre, l'avocat avait obtenu le report de l'audition de son client, faute d'avoir eu toutes les pièces du dossier. Il avait ensuite porté plainte pour violation du secret de l'instruction, en raison de multiples fuites dans la presse, et déposé une requête en nullité après avoir découvert la bourde commise au démarrage de l'enquête. L'offensive passée, les magistrats devraient interroger longuement Nordahl L. car "l'enquête a avancé même si cela ne dit pas où est l'enfant", estime une source proche du dossier.

Au cœur des investigations figure l'enregistrement d'une caméra de vidéosurveillance à Pont-de-Beauvoisin, la nuit de la disparition. Des images considérées comme non probantes dans un premier temps mais dont une expertise poussée a permis d'identifier le mis en cause au volant de sa voiture, avec sur le siège passager une "forme banche" - la couleur de la robe que Maëlys portait ce soir-là - qui suscite des interrogations.

Les parents de la fillette restent discrets

Dix gendarmes de la Section de recherches de Grenoble sont toujours affectés à plein temps à cette enquête. Des recherches en forêt et dans les plans d'eau de la région se poursuivent. Si l'appel à témoins a faibli d'intensité, toutes les pistes restent explorées et rien n'est laissé de côté, selon une source proche du dossier.

Les parents de Maëlys préfèrent aussi rester discrets. Ils n'ont pris la parole qu'une seule fois, fin septembre, pour appeler le suspect à dire tout ce qu'il savait. Un lâcher de ballons a eu lieu le 5 novembre, pour les 9 ans de Maëlys.

Dimanche, trois mois après sa disparition, sa mère a posté sur Facebook un émouvant diaporama de l'enfant. À Pontarlier (Doubs), où elle travaille comme infirmière de nuit, ses collègues de l'hôpital se cotisent en heures ou jours de travail pour faciliter son quotidien.

Depuis trois mois, la fillette reste introuvable. Toutefois, les recherches continuent dans la région de Pont-de-Beauvoisin. La solidarité autour de la famille de Maëlys est toujours aussi présente depuis le 27 août, date de la disparition de la petite fille.

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