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Cantines scolaires : les enfants mangent trop de viande, selon Greenpeace

Les consignes de l'État pour les menus des cantines de nos écoles contiennent des repas encore trop riches en protéines animales selon Greenpeace.

La cantine de l'école maternelle Charles Perrault, à Saint-Michel près d'Angoulême, le 4 septembre 2009 (archives)
Crédit Image : AFP / ROMAIN PERROCHEAU

La surconsommation de protéines animales : un problème sanitaire et environnemental selon Greenpeace. Les repas des menus des cantines de nos écoles contiennent trop de protéines animales, selon un rapport de l'association environnementale relayé par Le Parisien

Plus d"un milliard de repas sont distribués chaque année à 6 millions d'élèves en cantines en France. Les quantités de protéines animales recommandées par le Groupe d'étude des marchés restauration collective et nutrition (GEM-RCN) conduisent, selon Greenpeace, à des "apports en protéines démesurés en comparaison des recommandations édictées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses)". L’association a étudié les recommandations du GEM-RCN qui dépend du ministère de l'Économie. Cette entité décide des achats publics en matière de restauration collective.

"Si l'on considère l'ensemble d'un repas, soit un morceau de viande, un laitage mais aussi un peu de pain, des pâtes et des légumes, on arrive à un apport de protéines entre deux et quatre fois supérieur aux recommandations des nutritionnistes", déclare Laure Ducos, chargée de mission agriculture au sein de Greenpeace.

Un problème pour l'environnement

Greenpeace appelle à ce que la voix des diététiciens portent plus au sein du GEM-RCN, où les représentants des professions du lait et de la viande "pèsent autant que les nutritionnistes", comme relate Le Parisien. En plus des inquiétudes pour la santé (l'OMS avait déclaré la surconsommation de viande, notamment transformée, comme cancérigène en 2015), l'ONG note aussi le problème écologique. Au niveau planétaire, la part des émissions de gaz à effet de serre due à l'élevage est de 14,5% rappelle Greenpeace.


Si les mesures annoncées par le gouvernement, comme le repas végétarien par semaine ou le chiffre de 50% de produits bio utilisés en restauration collective d'ici 2022, sont encore des projets, des villes ont pris les devants. Comme à Saint-Etienne qui sert 3.500 repas par jour 100% bio et locaux, dont un repas végétarien par semaine.

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