1 min de lecture Fiscalité

Airbnb : des dirigeants convoqués au ministère des Finances

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics, a annoncé la convocation des dirigeants de la plateforme, la semaine prochaine à Bercy au sujet du paiement controversé des hôtes.

Le logo du service en ligne Airbnb affiché sur un écran d'ordinateur à Paris.
Crédit Image : Lionel BONAVENTURE / AFP

Le paiement controversé des hôtes Airbnb par le biais des cartes Mastercard Payoneer a éveillé les soupçons du gouvernement quant à sa régularité. Mardi 5 décembre, Gérald Darmanin a convoqué des dirigeants de la plateforme de logement en ligne à se rendre à Bercy la semaine prochaine.

"Nous avons découvert la possibilité d'optimisation, voire de complicité de blanchiment offerte par la plafetorme Airbnb. J'ai donc pris avec Bruno Le Maire la responsabilité de convoquer les dirigeants de Airbnb la semaine prochaine à Bercy", a affirmé le ministre de l'Action et des comptes publics.

Sur son site, la plateforme de location de meublés propose pour certains pays le mode de versement Payoneer, permettant aux hôtes d'être directement payés via une carte spécifique émise par l'entreprise américaine du même nom. Son siège européen est à Gibraltar.

"J'ai demandé aux services fiscaux de regarder avec la plus grande vigilance" ce que propose la plateforme et de vérifier que les paiements émis via cette carte depuis Gibraltar soient "déclarés au fisc français", a ajouté Gérald Darmanin.

Un service de paiement en ligne comme les autres ?

La semaine dernière, Franceinfo a affirmé que cette carte de crédit rechargeable était "émise depuis Gibraltar" et que cette méthode de versement "permettrait" depuis "trois ans" aux propriétaires "d'échapper aux radars de l'administration fiscale".

Ce à quoi la plateforme a répondu que "Payoneer n'est pas spécifiquement utilisé par Airbnb, mais propose des services de paiement similaires à de nombreuses entreprises dans le monde" comme Amazon, Alibaba, ou encore Abritel et CDiscount en France.

La société a également ajouté que les paiements "classiques", soit directement effectués sur des comptes bancaires, représentent près de 90% des transactions en France. Les hôteliers eux avaient dénoncé "une nouvelle dérive" et appelé les pouvoirs publics à "une réaction extrêmement ferme et à la mesure de ces agissements". 

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