2 min de lecture Société

60% des Français favorables à la PMA pour les couples de femmes

Une majorité de Français sondés seraient également favorables à l'autorisation de la gestation pour autrui, selon ce sondage Ifop réalisé pour "La Croix".

Manifestation en faveur de la PMA pour toutes les femmes, le 15 juin 2013 à Lyon
Crédit Image : AFP / Philippe Desmazes

Six Français sur dix se prononcent en faveur de la légalisation de la Procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes, selon un sondage Ifop publié le 3 janvier dans le quotidien La Croix. Un bond de presque 40% depuis 1990, où l'opinion y était favorable à 24%.

Ce sondage intervient à l'aube des états généraux de la bioéthique, qui s'ouvriront le 18 janvier. Concernant la PMA pour les femmes célibataires, 57% des sondés se prononcent en faveur de sa légalisation. 64% d'entre eux se disent aussi favorables à la Gestation pour autrui (GPA). Au sein de cette proportion, 18% veulent la légalisation de cette pratique dans tous les cas de figure, et 46% la jugent souhaitable "pour des raisons médicales seulement".

Dans un communiqué de La Croix, le directeur du département Opinion de l'Ifop, Jérôme Fourquet, analyse les résultats de cette enquête d'opinion en estimant qu'il n'y a "aucun clivage majeur, ni entre les générations, ni selon les préférences politiques". Pour lui, "cela confirme qu'il s'agit d'une vague de fond" dans l'opinion, confortant une précédente enquête du même institut de sondages parue en septembre 2017.

La légalisation de la PMA pour toutes les femmes, célibataires ou en couple, était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, qui a depuis prôné un "débat apaisé" au cours de l'année 2018. En juin 2017, le Comité d'éthique s'était prononcé en faveur de cette mesure.

Manipulations génétiques et euthanasie

Les Français estiment, à 90%, que la gratuité, et l'anonymat, à 85%, du don de gamètes doivent être maintenus. La grande majorité se prononce par ailleurs en faveur de la modification génétique des embryons humains "pour guérir les maladies les plus graves avant la naissance", et non pour "améliorer certaines caractéristiques des enfants à naître.

89% des personnes interrogées souhaitent également une évolution de la législation sur la fin de vie. 47% veulent la légalisation de l'euthanasie, 24% plaident pour la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, et 18% pour le seul suicide assisté. 11% des sondés ne veulent pas voir l'actuelle loi sur la fin de vie évoluer.

*Sondage Ifop pour La Croix et le Forum européen de bioéthique réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1.010 personnes de 18 ans et plus (questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 11 décembre 2017). 

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