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Drones, taxis volants : l'aérodrome de Pontoise se mue en centre de test pour engins du futur

INFO RTL - Aéroport de Paris, la RATP et la région Île-de-France lancent mercredi 30 septembre un appel à projet international pour que les constructeurs, équipementiers et motoristes de ces aéronefs futuristes s'installent dans le Val d’Oise et puissent tester leurs drones et autres engins volants en conditions réelles sur l’aérodrome.

Photo aérienne de l'aérodrome de Pontoise-Cormeilles en Vexin.
Crédit Image : Arnaud Gaulupeau pour Groupe ADP

Les riverains devront s'y habituer : ils verront en 2021 des prototypes de taxis volants voler sur l'aérodrome de Pontoise (Val d'Oise). Le lieu va être aménagé dès le début de l'année prochaine pour accueillir ce qu’on appelle des appareils à décollage vertical. Comprendre : des drones, le plus souvent électriques, avec ou sans pilotes qui peuvent transporter quelques personnes ou des marchandises sur de courtes distances en milieu urbain et dense. À cette fin, un "vertiport", une base de décollage et d'atterrissage, sera construite très prochainement.

La Région Ile-de-France et Aéroport de Paris (ADP) misent beaucoup sur cette nouvelle mobilité urbaine et veulent que la plateforme aéroportuaire serve de base d'essai pour les entreprises mondiales qui souhaitent se lancer sur le marché. Un constructeur allemand, Volocopter, a d'ores et déjà répondu positivement à ADP et va présenter dès mercredi après-midi son tout dernier prototype : un bi-place à moteur électrique qui ressemble à un drone géant et qui transporte des passagers. L'entreprise allemande prévoit par ailleurs d'installer une partie de ses bureaux à Pontoise et continuer ses tests grandeur nature. Le constructeur fera voler son Volocity d'ici juin 2021 sur la plateforme.

Le but de cet appel à projet international est de rassembler constructeurs, motoristes et équipementier en un même endroit pour faciliter les futures homologations et créer une nouvelle réglementation directement en France. En effet, ces engins futuristes ne sont pas encore homologués par les autorités françaises et tout reste à faire concernant les règles applicables en vol.

Des premières lignes d'ici 2024 ?

La RATP, également partenaire de ce projet, avait signé en 2019 un partenariat avec Airbus et ADP pour intégrer des véhicules volants dans le transport urbain. Ce partenariat est toujours d'actualité, le CityAirbus, le taxi-volant autonome d’Airbus a d'ailleurs effectué son tout premier vol en janvier dernier. Il n'est pas à exclure que le constructeur aéronautique européen vienne lui aussi tester son prototype sur l'aérodrome de Pontoise Cormeilles-en-Vexin.

Pour Choose Paris Region, l'agence de promotion et d'attractivité internationale de la région Île-de-France, l'enjeu est important. Dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024 à Paris, il se pourrait bien que certaines lignes soient créés depuis les aéroports franciliens vers des lieux d'intérêt comme Disneyland Paris, Saint-Denis ou Versailles par exemple.

Mais Aéroport de Paris ne souhaite pas que ce nouveau terrain d’essai européen ne soit réduit qu'à des taxis volants. L'entreprise souhaite aussi que des technologies soient développées pour réaliser du transport médical urgent en zone urbaine ou encore du transport de marchandises grâce à ces grands ventilateurs volants, autonomes ou non.

D’ici 2024, les différentes entreprises qui s’installeront pourront travailler directement avec la Direction Générale de l'aviation civile (DGAC) pour définir les règles qui entourent cette nouvelle activité. Avec des routes souvent saturées en Île-de-France, cette nouvelle mobilité urbaine aiguise déjà les appétits : le potentiel commercial est très important aux vues du nombre de constructeurs qui souhaitent aujourd’hui tenter leur chance sur ce marché.

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