1 min de lecture Christian Vanneste

Sarkozy condamne les propos de Vanneste sur les homosexuels

Nicolas Sarkozy, désormais candidat à l'élection présidentielle, a condamné mercredi soir les propos du député UMP Christian Vanneste, qui a nié la déportation d'homosexuels en France durant la Seconde Guerre mondiale. "J'aimerais tellement que dans la vie politique, à gauche comme à droite, on arrête avec ces propos blessants qui n'amènent rien", a déclaré le chef de l'Etat dans le cadre du journal de 20 heures de TF1. "Tout ce qui peut de près ou de loin paraître comme de l'homophobie, je l'ai en horreur", a-t-il souligné. Le parti présidentiel a annoncé l'expulsion prochaine du député du parlementaire, coutumier de propos homophobes.

Christian Vanneste est député du Nord, membre de la Droite populaire au sein de l'UMP
Christian Vanneste est député du Nord, membre de la Droite populaire au sein de l'UMP Crédit : AFP / Archives, Denis Charlet
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La rédaction de RTL et Raphaël Vantard

Dans une vidéo diffusée sur le site www.libertepolitique.com, datée du 10 février, le député du Nord a déclaré : "Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels". "En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n'y en a pas eu ailleurs (...) En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France", a-t-il affirmé.

Selon l'historien Mickael Bertrand, 62 Français ont été déportés pour homosexualité, dont 22 arrêtés en Alsace-Moselle, 32 au sein du Reich, un dans un lieu indéterminé et sept en zone occupée.

Mercredi, le bureau politique de l'UMP "à l'unanimité, a condamné avec la plus grande force ces propos inacceptables, profondément choquants et intolérables", a annoncé le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé. L'exclusion de Christian Vanneste de l'UMP et la suspension de son investiture pour les Législatives ont été mises à l'ordre du jour de la réunion du bureau politique de mercredi prochain.

Christian Vanneste a toutefois reçu le soutien inattendu du président de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France, Serge Klarsfeld, pour qui, à sa connaissance, il n'y a pas eu "d'homosexuel déporté de France".

Mercredi sur RTL, l'élu a maintenu ses propos, affirmant n'avoir fait que "citer des faits", et a reproché à son parti de céder à "la puissance médiatique du lobby gay".

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