1 min de lecture Nicolas Sarkozy

Rétro 2011 : revivez un an d'actualités "économique et sociale"

2011 touche à sa fin ! Tout au long de cette dernière semaine de décembre, RTL et RTL.fr vous font revivre un an d'actualité en images et en sons. Jeudi 29 décembre, nous revenons sur la crise économique et financière qui a frappé le monde et principalement l'Europe. La Grèce en première ligne bien sûr, la naissance du mouvement des Indignés, la nomination de plusieurs techniciens à la tête de pays européens, la crainte des agences de notation et aussi la situation de la France.

Micro RTL
La rédaction de RTL et La rédaction numérique de RTL

La Grèce, une chute annoncée

Un an après la mise en place par l'Union européenne et le FMI d'un fonds de stabilisation doté de 750 milliards d'euros, la crise entre dans une deuxième phase en mai 2011. La Grèce est emportée dans un tourbillon suite aux mesures d'austérité prises en 2010 par le gouvernement de Georges Papandréou. La nécessité d'un deuxième plan de survie s'impose de plus en plus. Le compte à rebours est enclenché comme le dit si bien notre chroniqueur Eric Zemmour.

En juin, Athènes cumule 350 milliards d'euros de dettes ! Les ministres des Finances européens doivent trouver 120 milliards d'euros. Ils sont confrontés à deux problèmes : la zone euro elle-même fait grise mine, l'Allemagne, qui a les moyens de payer, ne le souhaite pas. Le 14 juin, tout le monde se pose la question : "qui va mettre la main à la poche ?"

Dans la foulée, les Grecs, de plus en plus méfiants envers leurs dirigeants et abattus par les plans d'austérité, descendront plusieurs fois dans la rue. L'ex Premier ministre Georges Papandréou remaniera son gouvernement sans succès.

Une des grèves que la Grèce a vécues en 2011 :



Finalement, fin juillet, les dirigeants européens se sont réunis pour trouver un problème à la maladie grecque. Après plus de dix heures de réunion, un accord est trouvé autour d'un plan de 158 milliards d'euros, dont 109 milliards provenant de l'Europe et du Fonds Monétaire International. La France a participé à hauteur de 15 milliards, qui s'ajoutent aux 16 milliards délivrés en mai 2010.

En septembre, le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre grec, Georges Papandréou débattent par téléconférence sur l'avenir de la Grèce. Le couple franco-allemand a demandé à Athènes de "mettre en oeuvre scrupuleusement le programme de redressement de l'économie grecque". Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont alors convaincus que la place de la Grèce est dans la zone euro.

Un mois plus tard, les bourses jouent au yoyo, dépendantes de la situation en Grèce. A la fin du mois d'octobre, les banques créancières du pays apprennent que leurs pertes seront plus importantes que prévues. Les 27 ont en effet décidé d'effacer une partie de la dette grecque mais le pire était à venir...

Alors que l'on croyait que tout était ficelé, le Premier ministre Georges Papandréou surprend tout le monde en annonçant le 31 octobre l'organisation d'un référendum et d'un vote de confiance au Parlement sur l'accord européen.

Le couple franco-allemand hausse le ton quelques jours plus tard en menaçant de suspendre l'aide.

C'est dans ce contexte que l'Euro a fêté ses dix ans, le 26 décembre 2011.

Le mouvement des indignés

L'année 2011 aura été aussi celle de la naissance d'un mouvement, celui des indignés. Aux quatre coins du monde, plus particulièrement en Grèce, aux Etats-Unis, avec comme point névralgique Wall Street. En Espagne et en Italie, les rassemblements sont parfois sujets à des débordements. Les manifestants pointent tous du doigt la finance mondiale. En France, ils s'étaient rassemblés place de la Bastille à Paris et au centre d'affaires de La Défense.

Les supers héros d'Occupy Wall Street :



L'ère des techniciens

L'annonce d'un référendum par le Premier ministre grec le mènera finalement à sa fin. Le 9 novembre, Georges Papandréou remet sa démission au chef de l'Etat, Carolos Papoulias. C'est l'ancien vice-président de la Banque Centrale Européenne et ancien gouverneur de la banque de Grèce, Lucas Papademos, qui prend la tête du nouveau gouvernement. Ce changement à la tête de l'Etat grec est aussi marqué par le retour de l'extrême droite. Il fallait remonter à 1974, depuis la chute de la dictature des colonels pour voir le parti au sein d'un gouvernement.

Chez le voisin italien, Silvio Berlusconi démissionne sous la pression de la rue. Il est remplacé lui aussi par un technicien, Mario Monti, ancien commissaire européen à la concurrence. Cet expert décide d'être à la fois président du Conseil italien et ministre de l'Economie. C'est l'ère de la rigueur pour les Italiens, avec 24 milliards d'économies prévus sur deux ans. La ministre italienne des affaires sociales, Elsa Fornero, fond même en larmes à cette annonce.

Mario Monti, nouveau président du Conseil italien et ministre de l'Economie, renonce à son salaire :



En Espagne, le 20 novembre, c'est le leader des conservateurs du Parti Populaire, Mariano Rajoy, qui se hisse à la tête du gouvernement. Ce politique, qui a eu la direction de nombreux ministères, a profité de l'amertume du peuple. Les Espagnols ont sanctionné la gestion de la crise économique et financière par l'équipe du Socialiste, José Luis Zapatero. Le chômage atteint 21,5 % dans le pays.

Les agences de notation imposent leur loi

Cataclysme planétaire le vendredi 5 août, l'agence Standard and Poor's décide de dégrader la note américaine de AAA à AA+. C'est une première historique.

L'Italie suit à son tour. le 19 septembre, le pays de Silvio Berlusconi, alors toujours président du Conseil, est dégradé d'un cran, de A+/A-1+ à A/A-1 par l'agence Standard and Poor's.

Dans le cas espagnol, c'est l'agence Moody's qui sanctionne le pays mené par José Luis Zapatero. L'Espagne voit sa note souveraine abaissée de deux crans.

La Belgique est aussi rappelée à l'ordre par Standard and Poor's pour sa situation politique interne tendue et pour son endettement important.

Il n'y a pas que les pays qui subissent la loi des agences. Les banques françaises, Société Générale et Crédit Agricole, sont abaissées en septembre.

Le triple A de la France en sursis

Une semaine avant Noël, les Français apprennent que leur note est placée sous surveillance négative par l'agence Fitch, contre stable auparavant. L'agence de notation précise que "la perspective négative indique qu'il y a un peu plus de 50% de chance d'un abaissement de la note d'ici deux ans".

Son homologue Standard & Poor's a pour sa part annoncé le 5 décembre le placement des notes de 15 pays de la zone euro, dont la France, sous surveillance avec implication négative.     

Moody's a annoncé de son côté mi-octobre qu'elle se donnait trois mois pour réévaluer la solidité de la perspective stable du triple A français. 

Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, déclarait le 20 décembre que le maintien de la note souveraine française au niveau maximum "tiendrait du miracle", tout en affirmant y croire quand même.   

Les réactions des députés après la menace de Standard and Poor's :



Nicolas Sarkozy doit en plus faire face à un chômage en hausse au troisième trimestre, à 9,3 %. Le 26 décembre dernier, on apprenait que le nombre de chômeurs avait augmenté de 30.000 en novembre. Au total, 2.850.000 millions de personnes sont sans emploi en France.  Cela fait douze ans qu'un tel niveau n'avait pas été atteint.

Sur l'année, la croissance française a gagné un petit 1,5 %. Le président de la République doit aussi faire face aux multiples suppressions d'emplois dans le secteur bancaire,  dans l'automobile, dans le nucléaire. Les cas de SeaFrance, Lejaby, Fralib auront aussi marqué l'actualité en France.

Dans le même temps, le Qatar investit 50 millions d'euros dans les banlieues françaises. Ce fonds d'investissement doit permettre aux habitants de financer des projets économiques.

L'austérité se sera aussi installée en France en 2011 pour résorber le déficit public. Un premier plan avait été lancé en août. Le deuxième volet doit permettre d'économiser 65 milliards d'euros d'ici 2016François Fillon a récemment annoncé qu'il "n'y aura pas de troisième plan de rigueur".

Quel avenir pour la France en 2012 ?

Selon une étude réalisée par l'observatoire Trendeo, près de 900 usines ont été fermées et quelque 100.000 emplois ont été détruits en France au cours des trois dernières années. La France compte environ 385 usines de moins aujourd'hui qu'au début de 2009.

Sur la même période, l'observatoire a relevé 870 décisions d'extensions de sites industriels en France mais aussi 1.170 annonces de réduction d'effectifs. 
"L'année 2012 s'annonce difficile. La reprise des projets, des embauches, constatée à partir de l'été 2010, s'est interrompue depuis plusieurs mois déjà", relève le quotidien Les Echos qui présentait cette étude mercredi 28 décembre. Le journal souligne que la crise de 2008-2009 a "violemment accéléré le mouvement" de destruction du tissu industriel français engagé avec le premier choc pétrolier de 1973.

Si l'aéronautique, l'agroalimentaire et le luxe sont restés créateurs nets d'emplois, l'automobile, qui a perdu 30.000 postes en trois ans, la pharmacie, la high-tech, la chimie et la métallurgie ont subi des "saignées". Le sommet social organisé le 18 janvier à l'Elysée devra permettre de trouver des réponses.

La Grèce et la zone euro ont été en première ligne pendant la crise
Rétro 2011 promo dossier

Calendrier de la diffusion et de la publication des rétros 2011 :

Dimanche (18h15-19h)

Rétro "Sports", avec Teddy Riner : coupe du Monde de rugby, Mondiaux de natation à Shanghai en passant par la Ligue 1, l'épopée en jaune de Voeckler sur le Tour de France ou encore le lock-out de la NBA.

Lundi (19h15-20h)


Rétro "Politique" : affaire DSK, primaires au PS, la majorité dans la tourmente, fin du procès Clearstream, Chirac condamné.

Mardi (19h15-20h)

Rétro "Informations générales" : l'affaire Dupont de Ligonnès, les meurtres d'Agnès et de Laëtitia, la fin de l'affaire Bettencourt.

Mercredi (19h15-20h)
Rétro "Etranger" : la Côte d'Ivoire, la mort de Ben Laden, la tuerie d'Oslo, le développement de l'industrie du rapt, le Printemps arabe.

Jeudi (19h15-20h)

Rétro "Economie" : la descente aux enfers pour la Grèce, naissance du mouvement des Indignés, les techniciens prennent les commandes en Europe, les agences de notation font la loi et la situation en France.

Vendredi (19h15-20h)

Rétro "Culture" :

Samedi (19h15-20h)

Rétro "Qualité de la vie" :

Lire la suite
Nicolas Sarkozy Angela Merkel Barack Obama
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7741307438
Rétro 2011 : revivez un an d'actualités "économique et sociale"
Rétro 2011 : revivez un an d'actualités "économique et sociale"
2011 touche à sa fin ! Tout au long de cette dernière semaine de décembre, RTL et RTL.fr vous font revivre un an d'actualité en images et en sons. Jeudi 29 décembre, nous revenons sur la crise économique et financière qui a frappé le monde et principalement l'Europe. La Grèce en première ligne bien sûr, la naissance du mouvement des Indignés, la nomination de plusieurs techniciens à la tête de pays européens, la crainte des agences de notation et aussi la situation de la France.
https://www.rtl.fr/actu/retro-2011-revivez-un-an-d-actualites-economique-et-sociale-7741307438
2011-12-29 19:15:00