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"Retourner vivre chez ses parents quand on est adulte, plus un échec qu'un choix", dit un sociologue

INVITÉ RTL - Le rapport de la Fondation Abbé Pierre souligne que le nombre d'adultes qui retournent vivre chez leurs parents est en hausse.

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Serge Guérin : "Les 'Bommerang kids', un symbole de mal-vie" Crédit Image : Fanny Bonjean / RTL.fr | Crédit Média : RTL | Date :
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La France connaît un nouveau phénomène : celui des "Boomerang kids". A l'occasion des 60 ans, de l'appel de l'abbé Pierre, son association remet un rapport sur le mal logement. Il souligne que le nombre d'adultes qui retournent vivre chez leurs parents est en hausse. Une situation qui touche 4% des hommes de 40 ans.

Le retour de la solidarité de proximité

Pour Serge Guérin, sociologue et spécialiste du vieillissement de la société, "cela prouve bien qu'il y a une situation de crise énorme. L'État est moins présent puisque les institutions font moins leur travail comme elles en ont moins les moyens. On revient à quelque chose de très ancien mais très fort qui sont les solidarités de proximité, comme la famille. On va aussi aller chez un ami, une connaissance, un voisin mais principalement, on se retourne vers sa famille".
 
"C'est bien plus confortable d'être chez ses parents mais généralement, cette solution n'est pas vécue comme un choix mais comme un échec. 'Je suis partie, j'ai tenté ma chance, je l'ai et je l'ai perdue', souvent d'ailleurs pour des séparations de couple", analyse le spécialiste. 

Des adultes victimes du "mal-vie"

Faut-il considérer les "Boomerang Kids" comme des victimes du mal-logement ? "C'est du mal-vie. Les gens ne veulent plus faire venir leurs enfants chez eux dans un petit studio alors qu'avant, en couple, ils partageaient une grande maison", estime le sociologue.

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Serge Guérin explique que "ces adultes ont le sentiment fort d'un échec, qu'ils n'ont pas fait ce qu'il fallait. A 42 ans, il a des chances de rebondir et puis la famille est là pour aider et conseiller. Mais à 60-65 ans, c'est plus compliqué". 

Le sociologue ajoute également que "partir de chez ses parents est difficile". "On se dit 'mes parents sont mal maintenant mais ils m'ont aidé quand ça n'allait pas pour moi, je ne peux pas partir'", conclut-il.

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2014-01-31 12:22:00
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